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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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routine est telle dans la campagne, que les parents qui peuvent placerleurs enfants dans les fermes, ils sont salariés, niraient pas les placerdans les fermes-écoles sils ny trouvaient pas quelque avantage. Cela estparfaitement exact : il est évident que le petit cultivateur pauvre ou le ma-nouvrier, qui attend le petit pécule que son fils lui rapportera au bout delannée, nira pas le placer dans les établissements on enseigne des théo-ries, il ne gagnera rien.

Aussi qua fait le projet? Il a déclaré que lenfant recevrait un salaire quiserait accumulé, et quil trouverait à sa sortie de lécole au bout de deux outrois ans. Ainsi, après avoir perfectionné son instruction, il se trouveradans la position il se serait trouvé sil avait été chez un cultivateur igno-rant, il naurait rien appris en travaillant beaucoup. (Approbation.)

Lhonorable préopinant vous disait : que pouvez-vous apprendre à un en-fant de huit à dix ans ? Ceci me prouve encore quil y a longtemps quil nalu le projet (on rit), et que ses dispositions sont sorties de sa mémoire, carle projet dit formellement quon ne recevra les enfants que de lâge deseize ans au moins. Ainsi toutes les objections faites tombent véritablementune à une.

En présence de ces explications si simples de ce que cétait quune fermede ce genre, faut-il répondre à ce quon vous disait de la voie scientifiquedans laquelle on allait se lancer? Ce serait superflu,

Faut-il répondre à ce quon vous disait que le Gouvernement avait en vuede créer des places et de distribuer des faveurs? Non encore; car ces fonc-tions ne sont pas de celles que puisse conférer la faveur, puisquil sagit dechoisir tout simplement des cultivateurs exerçant déjà; et, en outre, cestpar les conseils généraux, par les autorités locales, par suite de concours queces fonctions seront données. Ainsi il ne peut y avoir de ces abus que jeblâmerais, et qui me suffiraient, sils pouvaient exister, pour rejeter leprojet; mais ils ne sy trouvent en aucune façon, et lon ne peut daucunemanière les y introduire.

Maintenant je ne suivrai pas, vous le comprenez, le préopinant dans toutce quil vous a dit sur tout ce qui se rattache de près ou de loin à la ques-tion; il a parlé du conseil général et du conseil supérieur de lagricultureet de lindustrie, de la question de laines , de lin, des drawback. Ces ques-tions viendront à leur tour, et, à loccasion, nous aurons lieu de discuterdune manière complète tout ce quon vous a indiqué. Il a proposé des