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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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moyens très-utiles, que japprouve, mais qui ne sont pas dans la questionmême ; celle-ci est assez vaste pour quon ne cherche pas à létendre encore.

Pourtant, à loccasion du lin, il a dit une chose quen effet je me proposaisde dire dans une thèse contraire. Il a signalé ce fait particulier, que lesétrangers venaient acheter les lins produits en France, leur donnaient unecertaine préparation, et nous les rapportaient.

Nest-ce pas la preuve que chez nos voisins, quoi quon dise, lagricul-ture a prospéré parce quil y avait un enseignement agricole et un certainsavoir que nous ne possédons pas? Cest ce savoir quil faut répandre enFrance par des fermes-écoles. (Très-bien!)

Ainsi largument quon a énoncé tourne précisément dans un sens opposéà la signification quon voulait lui donner.

Maintenant, messieurs, le préopinant, qui ne veut pas de science, vous acependant parlé de bibliothèques rurales quon répandrait dans les cam-pagnes, et à laide desquelles la France arriverait à un développement im-mense de connaissances agricoles. A cela il ny a quune'petite difficulté :cest que, pour lire et pour comprendre un livre sur lagriculture, il fautsavoir lire (on rit), il faut des connaissances que personne ne possède dansnos campagnes, et ainsi cette distribution de livres ne pourrait avoir quunrésultat, si elle en avait un (et jespère quelle nen aurait pas), ce serait defausser lesprit des campagnards en leur faisant lire des choses quils ne se-raient pas en état de comprendre. Ces bibliothèques seront utiles, maisquand, par lenseignement répandu partout, vous aurez mis les personneauxquelles ces livres sont destinés, en état de les comprendre.

Un membre. Et de les lire.

Le citoyen de Tillancoart. Et de les lire, si vous voulez.

Je nirai pas plus loin; je ne développerai pas la partie de lenseigne-ment supérieur qui est faite sur une échelle restreinte, cest-à-dire la pro-position de] linstitut unique, de linstitut dominant qui doit être établi à/ersailies, et des instituts régionaux, en très-petit nombre, dont la dépenseloit être très-minime, et dont linfluence doit se faire sentir dune manièrecomplète.

Cependant je dois aborder une objection. On dit : vous manquerezlhommes pour professer. Le préopinant vous le disait en lappliquant auxTermes-écoles; alors il lui en fallait un nombre de cent vingt ou cent trente.Mais, du moment lon a établi que, pour les fermes-écoles, il nest pas