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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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besoin de professeurs, mais seulement de praticiens , on reconnaîtra quil nefaudra de professeurs que pour les instituts régionaux, et nous connaissonstrop M. le ministre de lagriculture pour savoir quil fera passer le savoiravant tout, et que vous auriez beau avoir fondé un certain nombre décoles,sil ne trouvait pas un personnel suffisamment capable pour remplir lesfonctions que vous auriez créées, il ajournerait les nominations.

On disait : Il y a déjà en France un certain nombre de fermes-écolesétablies; il y en a eu vingt-cinq et on ne voit pas les résultats quelles ontdonnés.

Si on avait pris la peine de lire le projet et les renseignements qui ysont joints, on aurait vu que ces fermes sont fondées, pour la plupart,depuis une ou deux années; et, comme lenseignement doit durer pendanttrois ans, il est très-difficile quon puisse en voir les résultats avant quelenseignement nait été terminé. Cest comme si vous demandiez, aprèstrois ans, les résultats de léducation dun collège, en interrogeant les élèvesqui ont dix ans à y passer.

Encore un mot de réponse à une autre objection. Mais votre projet,nous dit-on, arrive à limproviste; il na pas.été étudié, il na pas été lon-guement élaboré, préparé. A ceci une réponse très-facile, cest quil ny apas une seule chose nouvelle dans le projet : le ministre, comme ministre,na rien créé; comme agriculteur, il sest, pendant plusieurs années, mêlé àtoutes les réunions se discutaient les intérêts de lagriculture, et ilavait concouru à la propagation et à la coordination didées quil cherche àréaliser depuis quil est ministre.

Je pourrais multiplier les citations. Toutes les réunions agricoles, sansexception, et auxquelles ont concouru plusieurs honorables membres quise trouvent sur ces bancs, ont reconnu lutilité de tout ce qui est présentédans le projet; et je laccepte, ce projet, dans son ensemble, parce que,encore une fois, il na rien de nouveau ; il est le résultat de tout ce qui a étéexpérimenté en France et même à létranger.

Un dernier mot en finissant. On vous a dit, en parcourant les diversesparties de lEurope et même de lunivers, car on a été jusquen Amérique,que linstruction agricole navait pas été développée.

Lisez les annexes du rapport, et vous y A^errez partout que lagriculturey est dautant plus perfectionnée que lenseignement agricole y a été pluscomplet.