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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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Près de la ferme-modèle de département, le conseil départemental da-griculture ;

Enfin, en admettant le projet de décret, près des fermes-écoles darron-dissement, les comices.

Puis tous ces conseils soumis au système délection.

Quon se figure maintenant tous ces conseils dagriculture hiérarchique-ment échelonnés, attachés au* degrés correspondants de lenseignementthéorique et pratique, entretenant la vie et le mouvement à laide de cettedouble organisation; correspondant entre eux; publiant des rapports surtoutes les expériences tentées, sur toutes les communications quils auraientreçues; donnant des solutions pratiques et réalisables; tenant en relationscontinues les agriculteurs les plus éminents; centralisant toutes les forces,pour répandre ensuite sur toute létendue de la France leurs élaborations ;établissant enfin une statistique permanente avec des notions certaines,des chiffres positifs, et dont tous les éléments, depuis la commune jusquauxdépartements, viendraient se réunir et se consigner au sein du conseilagronomique, le Gouvernement pourrait, à chaque instant, puiser tousles renseignements dont il pourrait avoir besoin sur létat des approvision-nements, bien différents en cela de ces renseignements mensongers que lesanciens gouvernements recevaient de leurs préfets. Cette utile et indispen-sable organisation nous préserverait sans doute des dangers qui peuvent ré-sulter dune insuffisance de récolte, dune rareté inattendue de subsistance,ainsi quil est arrivé en 1847, et nos ouvriers, à jamais préservés dessouffrances inouïes quils ont ressenties dans cette année, pourraient enfinespérer pour toujours le pain à bon marché.

Les sacrifices que cette année désastreuse a coûtés à la France ne peuventpas être évalués à moins de 5 oo millions de francs.

Revenant aux dispositions du projet de loi, je crains qu'en donnant àlenseignement agricole une extension plus grande quil ne convient de lefaire, on ne sexpose à préparer de nombreuses et damères déceptionsaux jeunes gens qui se croiront appelés à suivre cette carrière. Si les élèvessortis des établissements particuliers de Roville, de Grignon et de Grand-Jouan, se sont, pour la plupart, vus forcés, faute demplois, dembrasserdautres professions, combien leur position 11e deviendra-t-elle pas encoreplus incertaine, lorsque vos nombreuses écoles les auront indéfinimentmultipliés.