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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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attendez, quand lagriculteur a besoin dune action prompte, instantanée,immédiate.

Que restera-t-il sur le crédit que vous demandez pour accorder desrécompenses aux inventeurs des meilleurs procédés, des instruments ara-toires les plus économiques? aux découvertes de ces observateurs attentifsqui auront trouvé des signes certains de reconnaître les meilleurs racesdanimaux, ou qui seront parvenus à les améliorer, à les perfectionner, àen créer de nouvelles? à ceux enfin qui, en rendant lagriculture plus éco-nomique et ses produits plus abondants, auront ainsi multiplié le travail,en permettant de faire bien toutes les façons quon était forcé de négliger,afin de réserver des ressources pour les plus importantes, et qui aurontainsi trouvé le moyen, sans ajouter aux dépenses, daugmenter le prix dusalaire et daméliorer ainsi le sort des travailleurs? Ny a-t-il donc que len-seignement qui fasse trouver ces cboses-? M. Guénon, M. Hugues et tantdautres que je me dispense de nommer, ont-ils eu besoin dêtre élèves detelle ou telle école dagriculture pour acquérir lesprit dobservation etfaire leurs utiles découvertes.

Resserrez plutôt le cadre de lenseignement à ses justes limites, et, enaccordant les encouragements que je vous signale, élevez, par une mani-festation publique et éclatante, par des distinctions honorifiques, leshommes qui, par leur fortune, leurs lumières, leur dévouement à lartagricole et au bien-être de leur pays, nattendent quun élan favorable, etqui, en puisant dans lapprobation dun gouvernement éclairé un appuiqui leur manquait, redoubleront de zèle, defforts, de courage et de per-sévérance pour continuer leurs utiles perfectionnements; et vous encoura-gerez également par ceux qui, en étant témoins des honneurs rendus àun art si longtemps oublié, voudront aussi embrasser une si noble carrière.

Par, croyez-le bien, vous multiplierez les essais, les tentatives, etvous imprimerez à lart agricole un mouvement plus certain que vous nepourriez le faire par une extension immodérée des institutions denseigne-ment.

Une des causes qui a le plus hâté en Angleterre létat prospère estarrivée son agriculture, est la création que fit le gouvernement britannique,en 1793, dun bureau dagriculture, dont le premier soin fut de recueillir,dans les comtés, les notions les plus précises sur tous les procédés deculture quon y suivait. Toutes les exploitations, toutes les fermes les mieux