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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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bune;mais, si lon réclame lajournement, je demande à présenter quelquesobservations contre lajournement. (Parlez sur le fond!)

Je crois, citoyens, que de tous les projets qui ont été apportés ici, et detous ceux qui pourront lêtre, il nen est pas qui intéresse plus directementle salut du pays et sa prospérité, et qui soit plus favorable à létablissementdelà République que le projet... (Oh! oh! Bruit. Cest vrai!) Cestlhonneur du projet que je défends ici. (Très-bien!) Il ny en a pas, dis-je,qui soit plus favorable à létablissement de la République et qui soit plusempreint du sentiment démocratique que le projet qui est en discussion ence moment.

Le citoyen Buffet. Ce projet a été rédigé par un ministre du gouverne-ment monarchique.

Le citoyen Flocon. Lhonorable préopinant qui minterrompt au nom dugouvernement monarchique aura la parole sil veut la prendre à linstantmême.

Un membre. A lordre! à lordre! (Bruit.)

Le citoyen Flocon. A lordre! qui? linterrupteur ou lorateur? (On rit.)Les interruptions ne me feront pas me départir de la règle que je me suisimposée de présenter à lAssemblée, le plus brièvement possible, le peudidées que je crois utiles ou quil est en mon pouvoir de lui exposer. (Par-lez! parlez!)

Je voulais dire que, jusquà présent, quelques-uns des orateurs qui ontcombattu le projet nont pas fait attention, je le pense, quen combattant leprojet au fond, ils venaient faire, je leur demande pardon de lexpression,léloge de lignorance. (Cest vrai!) Cest ce que nous avons entendu déve-lopper fort longuement par un orateur qui nous a dit quil pensait quaulieu dinstituer un enseignement pour lagriculture, il suffirait davoir desbibliothèques bien garnies de bons livres scientifiques sur la matière.

La proposition pourrait sappliquer à toutes les sciences, et alors nousserions amenés par analogie à supprimer toutes les facultés dun seul coup.Nous avons certainement des bibliothèques bien garnies de livres de droit,de médecine, et lorateur auquel je réponds le sait, de mathématiques etde toutes les autres sciences; on pourrait donc supprimer dun seul couplenseignement et le renfermer dans les bibliothèques.

Mais na-t-on pas à craindre que lenseignement, concentré dans les