bune;mais, si l’on réclame l’ajournement, je demande à présenter quelquesobservations contre l’ajournement. (Parlez sur le fond!)
Je crois, citoyens, que de tous les projets qui ont été apportés ici, et detous ceux qui pourront l’être, il n’en est pas qui intéresse plus directementle salut du pays et sa prospérité, et qui soit plus favorable à l’établissementdelà République que le projet... (Oh! oh! — Bruit. — C’est vrai!) C’estl’honneur du projet que je défends ici. (Très-bien!) Il n’y en a pas, dis-je,qui soit plus favorable à l’établissement de la République et qui soit plusempreint du sentiment démocratique que le projet qui est en discussion ence moment.
Le citoyen Buffet. Ce projet a été rédigé par un ministre du gouverne-ment monarchique.
Le citoyen Flocon. L’honorable préopinant qui m’interrompt au nom dugouvernement monarchique aura la parole s’il veut la prendre à l’instantmême.
Un membre. A l’ordre! à l’ordre! (Bruit.)
Le citoyen Flocon. A l’ordre! qui? l’interrupteur ou l’orateur? (On rit.)Les interruptions ne me feront pas me départir de la règle que je me suisimposée de présenter à l’Assemblée, le plus brièvement possible, le peud’idées que je crois utiles ou qu’il est en mon pouvoir de lui exposer. (Par-lez! parlez!)
Je voulais dire que, jusqu’à présent, quelques-uns des orateurs qui ontcombattu le projet n’ont pas fait attention, je le pense, qu’en combattant leprojet au fond, ils venaient faire, je leur demande pardon de l’expression,l’éloge de l’ignorance. (C’est vrai!) C’est ce que nous avons entendu déve-lopper fort longuement par un orateur qui nous a dit qu’il pensait qu’aulieu d’instituer un enseignement pour l’agriculture, il suffirait d’avoir desbibliothèques bien garnies de bons livres scientifiques sur la matière.
La proposition pourrait s’appliquer à toutes les sciences, et alors nousserions amenés par analogie à supprimer toutes les facultés d’un seul coup.Nous avons certainement des bibliothèques bien garnies de livres de droit,de médecine, et l’orateur auquel je réponds le sait, de mathématiques etde toutes les autres sciences; on pourrait donc supprimer d’un seul coupl’enseignement et le renfermer dans les bibliothèques.
Mais n’a-t-on pas à craindre que l’enseignement, concentré dans les