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tances actuelles. Regardons comme certain que la France a les yeux fixéssur nous, et que c’est le premier pas que nous faisons dans une voie que lebonheur et la sécurité publique nous commandent de suivre. (Très-bien !très-bien!)
Le citoyen Président. La parole est à M. Besnard.
Le citoyen Luneau. J’ai demandé la parole pour un fait personnel.
Le citoyen Président. M. Luneau a la parole pour un fait personnel exclu-sivement.
Le citoyen Luneau. Messieurs, je regrette de ne m’être pas trouvé d’ac-cord avec l’honorable ministre de l’agriculture, avec un ancien collègueavec lequel j’ai siégé pendant quinze ans, mais je ne croyais pas qu’il eûtpu traiter aussi sévèrement ceux qui pendant dix-huit ans ont voté, . .(Interruption.)
Le citoyen ministre de l’agriculture et du commerce. Vous dites que je veuxfaire des états-majors!
Le citoyen Luneau . Ceux qui pendant dix-huit ans ont voté pour
un système financier qu’ils croyaient bon et qu’ils croient bon encore.
Messieurs, vous n’avez pas de budget possible sans la spécialité desdépenses, sans leur division; vous n’avez pas de budget de l’État s’il n’y apas des dépenses qui incombent aux communes, d’autres qui incombentaux départements et d’autres à l’État. Si vous confondez tout, il n’y a plusde budget possible (C’est vrai!), et les dépenses qui doivent surtout in-comber aux communes, aux départements, c’est surtout celles. . . (Inter-ruption. — Parlez sur le fait personnel. )
Le citoyen Luneau. Je vous demande pardon.
L’Assemblée comprend parfaitement que si je dis ces paroles, c’est pourpi’ouver qu’il y avait des gens qui agissaient consciencieusement quand ilsvotaient comme ils le faisaient dans ce temps-là, et qui ne méritent pas lesreproches très-durs que le ministre a cru devoir leur adresser.
Le citoyen ministre de l’agriculture et du commerce. Vous n’étiez pas de lamajorité.
Le citoyen Luneau. Non, mais j’étais du nombre de ceux qui croyaientque les départements devaient contribuer aux chemins vicinaux; et si l’im-patience de l’Assemblée me permettait de développer cette idée, je le ferais ;j’y reviendrai plus tard.
Le citoyen Besnard. Messieurs, je laisse de côté l’incident qui me paraît