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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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tances actuelles. Regardons comme certain que la France a les yeux fixéssur nous, et que cest le premier pas que nous faisons dans une voie que lebonheur et la sécurité publique nous commandent de suivre. (Très-bien !très-bien!)

Le citoyen Président. La parole est à M. Besnard.

Le citoyen Luneau. Jai demandé la parole pour un fait personnel.

Le citoyen Président. M. Luneau a la parole pour un fait personnel exclu-sivement.

Le citoyen Luneau. Messieurs, je regrette de ne mêtre pas trouvé dac-cord avec lhonorable ministre de lagriculture, avec un ancien collègueavec lequel jai siégé pendant quinze ans, mais je ne croyais pas quil eûtpu traiter aussi sévèrement ceux qui pendant dix-huit ans ont voté, . .(Interruption.)

Le citoyen ministre de lagriculture et du commerce. Vous dites que je veuxfaire des états-majors!

Le citoyen Luneau . Ceux qui pendant dix-huit ans ont voté pour

un système financier quils croyaient bon et quils croient bon encore.

Messieurs, vous navez pas de budget possible sans la spécialité desdépenses, sans leur division; vous navez pas de budget de lÉtat sil ny apas des dépenses qui incombent aux communes, dautres qui incombentaux départements et dautres à lÉtat. Si vous confondez tout, il ny a plusde budget possible (Cest vrai!), et les dépenses qui doivent surtout in-comber aux communes, aux départements, cest surtout celles. . . (Inter-ruption. Parlez sur le fait personnel. )

Le citoyen Luneau. Je vous demande pardon.

LAssemblée comprend parfaitement que si je dis ces paroles, cest pourpiouver quil y avait des gens qui agissaient consciencieusement quand ilsvotaient comme ils le faisaient dans ce temps-, et qui ne méritent pas lesreproches très-durs que le ministre a cru devoir leur adresser.

Le citoyen ministre de lagriculture et du commerce. Vous nétiez pas de lamajorité.

Le citoyen Luneau. Non, mais jétais du nombre de ceux qui croyaientque les départements devaient contribuer aux chemins vicinaux; et si lim-patience de lAssemblée me permettait de développer cette idée, je le ferais ;jy reviendrai plus tard.

Le citoyen Besnard. Messieurs, je laisse de côté lincident qui me paraît