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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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lion, je ne dis pas que je les refuserai, mais je dis quà leur égard lexa-men sera plus sévère.

Regardez comme certain que si, malgré les 5 oo,ooo francs que je de-mande sur le budget de 18/18, il ne mest pas possible de créer une fer-me-écoie par département, au lieu de cent je nen créerai pas dix; tenezpour certain, au point de départ nous sommes pour le progrès à fairefaire à lagriculture, quil est indispensable que nous néchouions pas ; cest comme en politique : si lon échoue, on recule dun siècle. On dit: Vousle voyez bien, lessai est infructueux, il est malheureux, et plus tard onne sait plus que faire. Ceci dit, je viens en deux mots vous montrer quejai commencé par je devais commencer pour organiser notre agricul-ture et la mener au progrès.

Quest-ce qui manque à lagriculture?Et pas dimpatience, je vous prie, jene veux pas traiter le fond de la questionne comprends quau momentnous sommes arrivés, tout discours sur lagriculture est inutile; nous trai-terons les questions au fur et à mesure de la discussion des articles, maisje tiens à prouver que jai commencé par je devais commencer.

Quest-ce qui manque à lagriculture? Les capitaux; vont-ils?ils sont protégés, lintelligence les emploie. Protection des capitaux,intelligence pour les employer, voilà ce quil faut.

Eh bien ! la protection des capitaux, elle sera assurée par une bonne policerurale, par de bonnes lois organiques qui en défendront les intérêts, et, leuremploi, par une bonne intelligence; mais cette bonne intelligence, qui peutla créer? Ce sont les écoles, cela est incontestable. Or, croyez-vous que lespropriétaires principalement intéressés à employer des capitaux, parce queseuls ils en profitent, soient désireux de rester aux champs? Ils ne peuventse contenter des hommes au-dessous de lordinaire qui les entourent, carvous savez que cest précisément la faiblesse de notre culture : tout ce quia quelque valeur, quelques ressources, quitte les champs, veut être artisanet aller à la ville. Eli bien, il faut les fixer à la campagne, de façon à ceque leur intelligence soit employée.

Les hommes de cœur et de valeur sont indispensables aux capitaux pourquils soient bien employés. Eh bien, jen appelle à tous ceux qui ont faitde lagriculture : 11est-il pas vrai, oui ou non, que, quand vous vouliez fairede lagriculture, vous deviez être vous-même votre premier valet de ferme ?(Oui! cest vrai!) nest-il pas vrai quil ne fallait pas quitter dun instant,