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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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rester sans cesse? Eh bien, est-ce une position acceptable pour unhomme qui peut avoir aussi dautres besoins, dautres désirs, des jouissancesde lesprit? Il ny en avait pas ; il fallait se lever le premier et se coucher ledernier. V ous êtes dans le vrai en consacrant les premiers fonds à linstruc-tion agricole.

Maintenant, permettez-moi un mot, parce quon a particulièrement malcompris ce que nous demandons dans la ferme-école; ca été le gi'and argument de lorateur qui a demandé lajournement.

Dans la ferme-école, que demandons-nous? A faire des agents de lagri-culture. On a dit que cétait pour faire des contre-maîtres, des régisseursseulement. Nous voulons faire de simples agents qui soient constammentemployés dans les mêmes conditions que dans la famille. Et lorsque viendrala discussion, je prends lengagement de démontrer que nous répondonsparfaitement à tous les besoins qui sont signalés dans lamendement deM. Dezeimeris. Je ne veux pas entrer dans le fond de la questionne prendsici lengagement de prouver que nous satisfaisons à tous les besoins, non-seulement dans la ferme-école, mais dans la ferme régionale. On vous a citédes nombres précis pour les fermes-écoles, pour les fermes régionales dontnous demandons létablissement. Mais il est évident que tout cela est subor-donné aux besoins, aux circonstances. On avait voté, en 1 833, que toutesles communes de France auraient des écoles primaires après cinq ans ; ellesne les ont pas aujourdhui. Voter le principe, voilà ce que nous vous de-mandons; et certainement quand il sagira de les établir, les conseils géné-raux seront consultés jusquau moment lagriculture elle-même sera cons-tituée. Je vous ai parlé, dans lexposé des motifs, des chambres consulta-tives dagriculture ; le projet pour leur organisation nest pas encore présenté,je vous en ai dit le motif. On ne sait pas sil y aura un conseil darrondis-sement, ou sil y aura des conseils cantonaux, rien nest encore déterminé;mais en attendant que lagriculture soit positivement constituée, cest auxconseils généraux que nous aurons recours pour avoir à déterminer ce quily a à faire dans chacun des départements. Encore une fois, tout ajourne-ment serait une chose fâcheuse, je nentrerai dans ce débat quautant quela discussion générale continuerait; ainsi pour le moment je vous suppliede ne pas adopter lajournement.

Le citoyen President. La parole est à M. Guichard. (Aux voix! aux voix!)

On a toujours le droit de parler après un ministre.