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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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ia conçu. Il sest trouvé quà son talent dagriculteur il joignait les qualitésde lhomme dEtat; et, pour la première fois depuis des siècles, les destinéesde lagriculture sont confiées à un agriculteur. Il est venu vous dire quap-pelé depuis longtemps dans les conseils généraux, dans les congrès, dansles chambres législatives, il y a porté constamment lidée daméliorer lasituation de lagriculture, et que tel était le résultat de ses réflexions. Cetravail a été soumis à lexamen dune réunion de cultivateurs venus ici detoutes les parties delà France; et, Messieurs, je dis de cultivateurs, nonpas de salon ou même de comice, mais de cultivateurs sérieux, de culti-vateurs véritables. Ils y ont fait quelques légers changements, et lont dureste approuvé complètement. Sans doute ce nest pas une raison pour la-dopter en aveugle, mais enfin cest un motif pour ne pas le rejeter légère-ment et sans lavoir étudié.

Je marrête pour ne pas abuser de vos moments, et vous prie de ne pasoublier quen agriculture, comme en toute autre chose, lignorance nesera jamais un moyen de faire de progrès, et que, lorsque toutes les autresindustries obtiennent le secours de létude et de la science, ce serait lahonte éternelle de la première assemblée républicaine de la France que delavoir refusé à lagriculture.

Un dernier mot pour vous faire remarquer la logique de nos adversaires.Ils prétendent quil ne nous sera pas possible de trouver de professeurs, eten même temps ils viennent soutenir linutilité de létablissement destiné àles former; ils ne veulent pas fonder décoles, parce quil ny a pas deprofesseurs; ils ne veulent pas former de professeurs, parce quil ny a pasdécoles. Cest le raisonnement qui najamais manqué au début de toutenseignement nouveau; mais vous lapprécierez ce quil vaut.

Le citoyen Président. La parole est à M. Laussat.

Le citoyen Laussat. Messieurs, je suis de lopinion de M. le ministrede lagriculture. Certainement la question de lenseignement agricole estune question éminemment politique.

Je ne voudrais pas suivre M. le ministre sur le terrain élevé il 1 aplacée. Je nai quà me reporter au principe duquel il est parti pour enfaire le sujet de sa proposition.

M. le ministre a dit : Il sagit de reporter dans les campagnes les popu-lations qui viennent nous embarrasser dans les villes, et il s agit surtout

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