Buch 
Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
Entstehung
Seite
462
JPEG-Download
 

462

tion ; il vous a dit que, sil ne pouvait trouver des professeurs que pourcréer trois écoles, il ne créerait que trois écoles; que, sil pouvait trouverdes professeurs pour cent fermes-écoles, il créerait cent fermes-écoles. Vouspouvez compter sur son expérience, et je suis convaincu quil ne voudracréer que des écoles qui pourront être utiles et qui renfermeront des pro-fesseurs capables de diriger léducation agronomique de la jeunesse de noscampagnes. Aussi je massocie complètement au projet du ministre delagriculture et dn commerce. (Mouvement dapprobation.)

Voix nombreuses. La clôture ! La clôture !

Le citoyen Président. La parole est au citoyen Buffet.

Voix nombreuses. On nest pas en nombre ! A Lundi. !

Le citoyen Buffet. Je demande le renvoi de la discussion à lundi. La ques-tion est excessivement grave et importante. Je crois quil serait convenableque la discussion sur larticle 1 cr , qui résume tout le système du projet, nefût pas terminée à la fin dune séance. Je prie donc lAssemblée de renvoyerla discussion à lundi. (Appuyé!)

(Le citoyen président donne lecture de lordre du jour.)

La séance est levée à six heures.

Séance du 2 octobre.

L'ordre du jour appelle la suite de la délibération sur le projet de décretrelatif à lenseignement agricole.

La parole est à M. Buffet contre larticle i cr .

Le citoyen Buffet. Messieurs, si le projet de loi qui vous est présenté nesoulevait dautre question que celle dun crédit de 5oo,ooo fr. à ouvrir àM. le ministre de lagriculture et du commerce, si lAssemblée et le pays11 e devaient être engagés que dans la mesure de ce crédit, il vaudrait encore bien la peine, je crois, surtout dans la situation de nos finances, enprésence dun déficit immense, il vaudrait bien la peine que lon y regardâtde très-près. Mais le projet a une tout autre portée; il nous fait entrer dansune voie, une fois engagés, il sera très-difficile de nous arrêter, etil sera impossible, je le crois du moins, de revenir sur nos pas.

Ce projet, Messieurs, ne tend à rien moins quà grever le budget dunesomme qui sélèvera très-prochainement au chiffre annuel de 6 à 7 millions,