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Le citoyenRichier.. Citoyens représentants, ie projet qui vous est présentén’est ni monarchique, ni républicain , en ce sens qu’il n’emprunte sa formeà aucun gouvernement.
Il est patriotique, puisqu’il répond aux besoins d’une partie notable dupays, et qu’il rend â la grande famille agricole la justice qu’on lui a pendantsi longtemps refusée.
Ne croyez pas non plus que ce soit une œuvre bureaucratique appuyéepar de simples agronomes. Ce projet est le produit des hommes d’expérienceet de pratique qui discutent et préparent depuis plus de quinze ans les dis-positions du décret qui vous est soumis.
Ceci dit, et au point où en est la discussion je ne pense pas qu’il soitutile d’entrer de nouveau dans le détail oiseux des considérations générales.Je me bornerai seulement, pour épargner les instants de l’Assemblée, àréfuter quelques objections qui ont été présentées dans la dernière séancecontre les trois degrés d’enseignement que nous nous proposons d’établir enfaveur de notre population agricole, laissant à M. le ministre de l’agricul-ture le soin de répondre à l’honox'able M. Buffet.
Et d’abord, on a prétendu que l’organisation delà ferme-école était im-possible par la difficulté où l’on serait de trouver le personnel nécessaire desa formation.
A-t-on bien songé, Messieurs, au petit nombre d’employés que chacunde ces établissements réclame, et au genre de savoir qu’on exige de chacund’eux?
Pour chaque ferme-école, on demande cinq employés seulement :
i° Un directeur;
2 ° Un chef de pratique-,
3° Un surveillant comptable;
/i° Un vétérinaire;
5° Un jardinier pépiniériste.
Certes, les vétérinaires ne manquent pas dans le pays, et la plupart denos cantons ont l’avantage d’en posséder. <
Si vous voulez remarquer qu’il y a déjà vingt-cinq fermes-écoles établies-,que, par conséquent, en admettant une ferme-école par département, iln’en reste plus que soixante et une à fonder, vous reconnaîtrez alors qu’ilsera bien facile de trouver en France soixante et un jardiniers pépi-niéristes.
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