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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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Le citoyenRichier.. Citoyens représentants, ie projet qui vous est présenténest ni monarchique, ni républicain , en ce sens quil nemprunte sa formeà aucun gouvernement.

Il est patriotique, puisquil répond aux besoins dune partie notable dupays, et quil rend â la grande famille agricole la justice quon lui a pendantsi longtemps refusée.

Ne croyez pas non plus que ce soit une œuvre bureaucratique appuyéepar de simples agronomes. Ce projet est le produit des hommes dexpérienceet de pratique qui discutent et préparent depuis plus de quinze ans les dis-positions du décret qui vous est soumis.

Ceci dit, et au point en est la discussion je ne pense pas quil soitutile dentrer de nouveau dans le détail oiseux des considérations générales.Je me bornerai seulement, pour épargner les instants de lAssemblée, àréfuter quelques objections qui ont été présentées dans la dernière séancecontre les trois degrés denseignement que nous nous proposons détablir enfaveur de notre population agricole, laissant à M. le ministre de lagricul-ture le soin de répondre à lhonox'able M. Buffet.

Et dabord, on a prétendu que lorganisation delà ferme-école était im-possible par la difficulté lon serait de trouver le personnel nécessaire desa formation.

A-t-on bien songé, Messieurs, au petit nombre demployés que chacunde ces établissements réclame, et au genre de savoir quon exige de chacundeux?

Pour chaque ferme-école, on demande cinq employés seulement :

i° Un directeur;

2 ° Un chef de pratique-,

3° Un surveillant comptable;

/i° Un vétérinaire;

5° Un jardinier pépiniériste.

Certes, les vétérinaires ne manquent pas dans le pays, et la plupart denos cantons ont lavantage den posséder. <

Si vous voulez remarquer quil y a déjà vingt-cinq fermes-écoles établies-,que, par conséquent, en admettant une ferme-école par département, ilnen reste plus que soixante et une à fonder, vous reconnaîtrez alors quilsera bien facile de trouver en France soixante et un jardiniers pépi-niéristes.

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