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tandis que, dans les fermes-écoles et les instituts régionaux, l’instruction dequelques milliers de citoyens coûtera des millions de francs. Je m’em-presse de vous dire que ces millions seront bien employés, car ils augmen-teront nos richesses agricoles d’une manière incalculable.
Lorsque la loi sur l’instruction primaire vous sera présentée, je discuteraiplus amplement cette question, et j’espère que je vous en ferai comprendretoute l’importance.
Au reste, je vous dirai que la commission chargée d’examiner le projetde décret sur l’instruction primaire a bien voulu m’entendre à ce sujet,et, dans l’article premier, elle rend l’enseignement agricole obligatoire.
Je passe maintenant aux fermes-écoles.
La commission propose enfin de les réduire à quatre-vingt-cinq, unepar département. Cela est bien; mais il ne suffit pas d’en réduire lenombre, il faut quelles soient organisées de telle sorte qu elles produisenttous les fruits qu’on est en droit d’attendre. Je dois vous dire que l’orga-nisation de ces fermes-écoles, telle quelle est indiquée dans l’expose desmotifs, est vicieuse.
Lorsque nous serons arrivés à l’art. 3 , qui traite de ces établissements,j’aurai l’honneur de vous proposer quelques modifications dans l’intérêtmême de l’enseignement agricole.
Je ne vous dirai rien maintenant des écoles régionales ou instituts ;j’attendrai la discussion de l’art. 6 pour les apprécier devant vous.
Il n’en est pas de même de l’Institut national agronomique qu’on veut créerà Versailles; cet établissement gigantesque est complètement inutile, et jevous prouverai qu’il peut devenir dangereux.
Je l’examinerai d’abord au point de vue de l’utilité.
Il suffit de lire le programme des instituts de Grignon et de Grandjouanpour voir que les études scientifiques y sont développées autant que pos-sible. L’Institut national agronomique ne sera donc, sous ce rapport, qu’unesuperfétation très-chèrement rétribuée.
En effet, le professorat ne coûtera que la modeste sommé de 61,6oo fr.,et les boursiers â 8 ,ooo, soit, pour les professeurs et une partie des élèves,i 09,600 fr. Notez bien, Messieurs, que cette allocation ne formera qu’unepetite portion de la dépense totale.
Ainsi l’horticulture, l’arboriculture, le jardin botanique, les vignes, lesmûriers, la magnanerie, les industries culturales, les collections et une