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ments, et qu’il est juste que les autres départements payent la ferme-écolequ’il viendra vous réclamer.
Si, au contraire, vous admettez ce principe de bonne administration,que les départements devront concourir à la dépense, avant de venir vousréclamer une ferme-école, chaque conseil général saura qu’il aura à supporterle tiers ou la moitié de la dépense, et il sera porté à apprécier avec sagessel’utilité dont cette ferme-école peut être pour son département.
Il faut donc écarter la considération présentée dans une des précédentesséances par M. le ministre de l’agriculture lorsqu’il nous disait que, dansl’intérêt des départements pauvres, il fallait refuser le concours des départe-ments dans les frais de l’enseignement agricole.
Je ne crains pas de soutenir qu’avec le système que je propose, lesdépartements pauvres seront moins surchargés que dans le système de M.le ministre de l’agriculture. En effet, d’après le système que je combats;chaque département pauvre aurait, il est vrai, une ferme-école gratuite;mais, par compensation, il devrait prendre part aux frais de toutes les écolesagricoles qui seraient établies dans tous les autres départements de laFrance. Au contraire, si les départements pauvres ne recevaient dans monsystème que la demie, que le tiers de la dépense que coûteront leurs fermes-écoles , ils auraient du moins cet avantage, que les départements où laculture est avancée, n’ayant pas de fermes-écoles parce qu’elles y sontinutiles, ils ne seraient pas obligés de concourir à la dépense de leurétablissement.
Il est manifeste en effet que, dans une partie des départements de laFrance, les fermes-écoles ne seront pas réclamées parce quelles sont inu-tiles. En Beauce, par exemple, en Brie; en Flandre. . . (Dénégations aubanc de la commission.)
Vous aurez donc une très-grande économie en n’établissant pas èn prin-cipe que les fermes-écoles seront créées aux frais de l’Etat dans tous les dé-partements, puis dans tous les arrondissements, comme on veut le faire.
Du reste, le système que je viens soutenir est celui auquel tous les con-seils généraux, en 1847, oat donné leur adhésion.
Il est bien clair que ce n’est pas la loi de i 848 qui a pu être soumise àl’approbation des conseils généraux en 1847. Le système sur lequel lesconseils généraux ont été appelés à délibérer est celui de l’arrêté ministérieldu a 3 juillet 1847. Or il est évident que, dans l’esprit de cet arrête, l’en-