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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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vous soumets, sinon de fixer la limite dans laquelle cette participation desdepartements aura lieu?

Je vous prie d’observer que j’ai voulu résumer dans ce double articleje caractère propre aux fermes-écoles d’une part, et ensuite la participationfinancière départementale dans la création de ces fermes.

J’ai voulu plus, j’ai voulu que les fermes-écoles fussent sollicitées parle conseil général, organe naturel des intérêts du département, et c’estpour cela que je l’ai formellement exprimé.

Voici le second paragraphe :

« Toute ferme-école est établie sur la demande du conseil général dudépartement; cette demande ne sera admise qu’autant que le conseil auravolé, par voie de centimes additionnels, une somme égale au tiers de cellefournie par l’État. »

Le citoyen Favart. L’Assemblée a refusé de s’associer à ce principe.

Le citoyen de Montreuil. L’État, d’après l’estimation faite par M. le mi-nistre de l’agriculture, doit consacrer par année une somme de 1/1,000 francsaux fermes-écoles. Je crois que la dépense ira à 16,000 francs. Il résulte-rait donc de ma proposition, qu’une ferme-école demandée par le conseilgénéral, et coûtant une dépense annuelle de 16,000 francs, exigerait dudépartement une part contributive de 4,000 francs ; la dépense de l’Étatserait alors de 12,000 francs. J’ai voulu préciser ces chiffres, car je ne faispas opposition au projet, j’en suis partisan; mais je veux ainsi donner auxdépartements l’occasion de se prononcer sur l’établissement de la ferme-école , et ajouter par le sacrifice même à l’intérêt qu’ils prendraient à uneœuvre utile servie par leurs deniers et par ceux de l’État. L’Etat fonde seulles fermes-écoles; si ces fermes ne sont pas surveillées.par les conseils gé-néraux , les sociétés d’agriculture, les conseils des départements, soyez cer-tains que l’intérêt désertera ces établissements; ils ne prospéreront pas.

J’espere donc que M. le ministre et la commission ne seront point défa-vorables à une rédaction qui, en définitive, exprime nettement le principeque M. le ministre lui-même formulait tout à l’heure à cette tribune, et queje suis heureux de partager avec lui. (Aux voix! aux voix ! )

Le citoyen ministre de l’agriculture. La rédaction de cet article a été motivéepar ce qui est.

Nous avons aujourd’hui un certain nombre de fermes-écoles qui fonc-tionnent , qui vont, et il y en a beaucoup qui ne sont pas dans les condi-