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Compte rendu de l'exécution du décret du 3 octobre 1848, relatif à l'enseignement professionnel de l'agriculture / Ministère de l'Agriculture et du Commerce
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régions, départements, arrondissements, cantons ou communes, mais sou-vent dans la même pièce de terre, sa contenance ne fût-elle que d’un hec-tare. D’ailleurs les principes généraux de culture sont applicables à tous lesterrains, ainsi qu’à toutes les contrées.

Il ne doit donc être question que de climatologie; le climat, en effet,admet ou exclut la culture économique de certaines plantes, l'éducationde tels ou tels animaux, etc.

Eh bien, en France, il n’y a réellement que deux régions agricoles, le nordet le midi ; l’est et l’ouest se rattachent plus ou moins, selon leur divisiontopographique, à ces deux grandes zones, et le centre y participe dans uneproportion plus ou moins variable.

Il n’est donc pas nécessaire d’avoir une si grande quantité d’écoles ré-gionales; je crois satisfaire, sous ce rapport, aux véritables besoins de l’a-griculture, en limitant à cinq le nombre de ces établissements sur tout leterritoire de la République.

Il n’est pas besoin de critiquer en détail la régie des exploitations ruralespar l’Etat: l’Assemblée doit comprendre combien ce mode est vicieux, etelle ne voudra pas consacrer par son vote les abus qui en résulteraient iné-vitablement.

Je demande donc que les fermes-annexes des écoles régionales soientcultivées aux frais du directeur, comme les fermes-écoles.

Je vais répondre à l’avance et très-brièvement aux objections qui serontfaites contre ce système.

On vous dira d’abord que, le fermier n’ayant pas un assez long bail, il n’ya pas de certitude de durée pour l’établissement.

Je réponds que l’Etat peut exiger du fermier directeur les mêmes con-ditions qu’il réclamerait lui-même du propriétaire, s’il prenait le loyer àson compte.

La réponse est la même pour le renouvellement des baux; d’ailleurs, iepropriétaire aura toujours intérêt à louer sa ferme pour l’école régionale,car un cultivateur ordinaire ne pourrait lui payer un fermage ausssi élevé,les vastes bâtiments d’habitation lui étant complètement inutiles.

On vous dira encore qu’en cas de mort du directeur-fermier, l’écolerégionale sera suspendue au grand détriment de l’instruction des élèves.Ce la peut être facilement évité par une clause du cahici des charges, qui

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