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Dans mon opinion, M. ie ministre de la guerre peut parfaitement bien letenter; mais je ne crois pas que ce soit le lieu de le mettre ici.
Le citoyen de Rancé. Je ne dirai que deux mots. Si l’Assemblée ne jugepas convenable de placer notre amendement dans le projet en discussion,je veux du moins lui faire remarquer que, toutes les fois qu’il s’agit mêmedes meilleures choses, comme de fonder les écoles agricoles dans un paysdont on a décidé la colonisation-, que lorsqu’il s’agit enfin des créations lesplus utiles, dans les circonstances les plus essentielles, nous nous trouvonsarrêtés, nous nous voyons empêchés par ce régime exceptionnel contrelequel vous voyez que nous n’avons pas tort de protester, et contre lequelje protesterai toujours, tant qu’il me sera permis de monter et de parlerà cette tribune.
Le citoyen général de la Moricière, ministre de la guerre. Citoyens repré-sentants, je crois, ainsi que l’honorable préopinant et M. le ministre del’agriculture, qu’il y a utilité, qu’il y a nécessité à commencer à établir desfermes-écoles en Algérie. J’accepte les observations de M. Tourret; mais lecrédit sur la colonisation n’est que pour trois ou quatre années , tandis quela ferme-école devra durer indéfiniment. C’est donc lorsque vous voterez lesfonds du budget, lorsque vous aurez déjà commencé à fonder vos fermes-écoles en France, qu’il y aura lieu de demander un crédit spécial pourfaire, sur les fonds votés annuellement, des fermes-écoles en Algérie.
Le citoyen Président. M. de Rancé insiste-t-il ?
Le citoyen de Rancé. Non ; je retire mon amendement.
Le citoyen Président. Je mets aux voix l’article 7 dans son ensemble.
(L’art. 7 est adopté.)
Le citoyen Président. «Art, 8. Les élèves reçus dans les écoles agricolessont ou boursiers ou payant pension. »
(Cet article, mis aux voix est adopté.)
«Art g. Les bourses établies dans les écoles régionales sont données,après concours, aux élèves des fermes-écoles de chaque région culturale. »
Le citoyen Tourret, ministre de l’agriculture et du commerce. On nous a ac-cusés • quelquefois d’être trop exclusifs ; eh bien, je propose que les boursessoient ainsi données : moitié aux élèves des fermes-écoles, l’autre moitié àun concours général.
I/article serait ainsi rédigé :
« Les bourses établies dans les écoles régionales sont données, après con-
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