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fermes-écoles. Cela est évident et résulte de tous les termes du décret et detoutes les considérations qu’on vous a présentées. Les fermes-écoles ontpour but de former des ouvriers agricoles et tout au plus des contre-maîtres, et les instituts régionaux des chefs d’exploitation.
D’ailleurs, en supposant même qu’une bonne partie des élèves, soit del’institut de Versailles, soit des instituts régionaux, puisse venir desfermes-écoles, les fermes-écoles qui fonctionnent depuis quelque tempssuffiraient dès aujourd’hui à alimenter le petit nombre d’instituts régio-naux qui existe, puisqu’il n’y en a en projet, cette année, que trois.
Je disais que, quand bien même l’Assemblée voudrait se donner à elle-même le démenti que lui demande la commission, il lui serait impossiblede se le donner aussi complètement.
Messieurs, permettez-moi une réflexion. Je comprends parfaitementqu’il y ait dans les assemblées législatives les plus éclairées, les plus pa-triotiques, deux dispositions fort naturelles : la disposition à signaler, à ho-norer leur passage par des créations importantes, et une autre dispositionà faire des économies. Ce sont deux genres de gloire qu’il serait assurémentdésirable de cumuler et de concilier, mais le problème est difficile à ré-soudre ; il vaut assurément la peine qu’on en cherche la solution. Mais ceque j’ose affirmer, c’est que la solution ne consiste pas à voter d’abord degrandes dépenses, à donner aussi une preuve d’intérêt à l’agriculture, etpuis, au bout de cinq ou six mois, à voter la suppression de ces mêmesdépenses, afin de prouver sa sollicitude pour les intérêts des contribuables.(Très-bien. )
Ce moyen très-commode en apparence est, en réalité, d’une pratiquebien plus difficile qu’on ne l’imagine, car, lorsqu’en vertu d’une loi votée,des dépenses considérables on été faites, des ngagements u i été pris,il n’est pas très-aisé de revenir au point de départ, et de mettre tout cequi a été fait à néant. Cela n’est pas praticable, et c’est ce dont j’avaisl’honneur d’avertir l’Assemblée à l’époque où les choses étaient encoreintactes, où le décret était en discussion. Eh bien, aujourd’hui, je suisen mesure de prouver ce que je disais alors. J’étais l’adversaire du décretdu 3 octobre, après le vote de l’Assemblée, et lorsque j’ai été appelé à latête de l’administration de l’agriculture , je l’ai exécuté avec loyauté, maisavec beaucoup de réserve et de circonspection. (Marques d’assentiment. )Ainsi, pour les fermes-écoles, j’ai décidé que, quant à présent, je n’en