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il semblerait résulter et tendrait à faire supposer que nous n’étions pas bienfixés sur ce qui était à faire à Versailles.
Je déclare que, lorsque j’ai quitté le ministère, il n’y avait pas le pluspetit doute, la moindre incertitude dans mon esprit.
Si je ne craignais d'abuser des moments de l’Assemblée, je lui dirais très-succinctement ce que je voulais faire à Versailles.
Voix nombreuses. Parlez! parlez!
Je ne voudrais pas qu’on supposât que j’ai émis des idées générales, lais-sant de côté toutes les difficultés d’application; non. Je sais ce que disaitWatt, qui a si bien utilisé la force de la vapeur; il disait : «Ce qu’il y ade plus difficile dans les arts, c’est l’invention, la mise en œuvre de ladernière vis de rappel qui doit bien faire fonctionner une machine; celaest souvent plus difficile que la conception générale de la machine elle-même. »
Eh bien, voilà comment j’avais compris ce que devait être l’institut,voilà ce que je voulais faire.
J’avais demandé à l’administration des domaines, aux finances, ce quiest compris dans ce qu’on appelle le Petit- Parc, à peu près 900 hectaresde terre. Je les utilisais de la manière suivante :
Je destinais a5o hectares pour faire la plus magnifique école d’irriga-tion qu’il y ait dans le monde. Après avoir laissé à Versailles, et pour scsbesoins journaliers et pour ses besoins de luxe, toute l’eau qui peut lui êtrenécessaire, je voulais prendre dans l’étang de Saint-Quentin, qui dominetoute la plaine, l’eau nécessaire pour mettre en prairies les 2Ôo hectaresdont je viens de parler. Si l’on veut bien se reporter à la discussion de laloi, on verra que je disais que, peut-être, pour arriver à ce résultat, ilserait nécessaire de donner plus de puissance à la machine de Marly, maisque les dépenses à faire ne seraient pas très-considérables. Avec ces res-sources de l’étang de Saint-Quentin, qui a plus de 200 hectares, oui, nouspouvions apprendre aux élèves l’aménagement des eaux, suivre les bonspréceptes de la Lombardie, et faire une magnifique école d’irrigation.
Les 65o hectares restant devaient être divisés en deux grandes fermes,non pas toutes livrées à des expériences coûteuses souvent improductives,mais hien plutôt cultivées suivant le système des fermes-écoles.
Une de ces fermes devait représenter la culture du nord ; on devait y