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INTRODUCTION.
de Louis-Ie-Débonnaire, Louis, roi des Germains, etCharles, roi des Franks, se prêtèrent mutuellement,l’an 842, à la tête de leurs armées, près de Strasbourg.Nithard, historien contemporain, a conservé les for-mules de ce serment, l’une en langue the'otisque, l’autreen latin, si toutefois on peut donner ce nom aux débrisinformes du langage de Virgile 1 .
Un examen attentif y découvre, presque à chaquemot, le germe de l’allemand actuel 2 .
Concluons, de tout ce qui précède, que les Germainsou Teutons étaient une nation aborigène et indigène;depuis le moment où ils apparaissent dans l’histoirepour la première fois, jusqu’à nos jours, on retrouve eneux mêmes traits, même physionomie, même air defamille, que le temps n’a point effacés.
Quelques mots maintenant sur certaines circonstancesphysiques. Toutes les montagnes de l’Allemagne dé-pendent ou du système des Alpes, ou de celui des montsHercynio-Karpathiens, qui s’y rattache par 1 eRaulie-Alp,ou les Alpes de Souahe.
1 Votjez pièces justificatives (A).
5 A des époques plus récentes, le Recueil des antiquités teutoniqucsde Scliilter, les ouvrages étymologiques et historiques d’Eckard etd’autres antiquaires allemands, un grand nombre de livres pieux, telsque ceux des moines de Kero et Notker Labeon, les Évangiles d’Otlfriedde Weissemburg au neuvième siècle, et, postérieurement, une foule dechroniques et de chartes, rédigées en langue teutone, attestent que, de-puis ces temps anciens jusqu’à nos jours, cette même langue n’a jamaiscessé d’être nationale dans les contrées germaniques. On la reconnaîtà travers les altérations successives qu’elle a subies, et qui, a mesureque l’on remonte le cours des siècles, ne la rendent intelligible quepour les érudits..