INTRODUCTION.
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En se chargeant d’administrer le pays, Frédéric s’o-bligeait à le pacifier avec ses propres forces, à ses ris-ques et périls. On avait même stipulé que cette provincereviendrait à Sigismond et à Wenceslas, moyennant100,000 écus d’or de Hongrie payés à Frédéric ou à seshéritiers, à titre d’indemnité.
Quatre ans après, le nouveau Margrave, appelé à laDiète de Constance, y joua un rôle des plus actifs, diri-geant presque seul le Conseil de l’Empereur. Tout se-condasses vœux : Sigismond eut besoin d’argent;Frédéric,'que ses économies et l’attachement des négo-ciants de Nuremberg rendaient un des plus richesprinces d’Allemagne, lui prêta 40,000 écus d’or, maissur bons intérêts : car une déclaration, en date du50 avril 1415, lui assura, ainsi qu’à ses héritiers mâles,les titres d’électeur de Brandebourg et d’Archi-Cham-bellandu Saint-Empire. Ce prince, aïeul de ces mêmesrois de Prusse dans lesquels la cour de Rome affecta silongtemps de ne voir que des Marquis de Brandebourg,fut comblé d’égards par le pape Martin Y 1 .
Peu après son retour dans l’Électorat, Frédéric (quedésormais nous appellerons Frédéric I er ) promit son as-sistance à Sigismond contre les Bohèmes, qui ne vou-laient pas reconnaître ce prince pour roi; mais il y mitune condition ; ce fut qu’à son tour l’Empereur l’aideraità reconquérir la Marche-Uckeraine envahie par lesducs de Poméranie. Cette condition, Frédéric sut la faireaccomplir la première; secondé des villes hanséati-
1 De la Maison Colonna, alliée, selon quelques auteurs, comme onl’a vu plus haut, aux Hohenzollern,