INTRODUCTION.
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ques 1 d’Hambourg et de Lubeck, il fut vainqueur àAngermund, et rentra dans toutes ses possessions.Quant aux affaires de l’Empereur, l’Électeur les fitmoins bien que les siennes propres.
Bientôt se présenta une nouvelle occasion d’agran-dissement. Albert, électeur de Saxe et dernier rejetondelabrauche anhaltine, étant mort sans héritier mâle,Frédéric convoita ce duché; son fils avait épousé la filled’Albert. Les ducs de Brunswick élevaient aussi des pré-tentions. Il conclut une alliance avec eux, aimant mieuxpartager que disputer cette proie. Déjà la’ville deWittemberg, futur berceau de la Béforme, était forcéede reconnaître ses lois; il allait poursuivre, quand l’Em-pereur, qui n’approuvait pas ce changement, donnaau margrave de Misnie l’investiture de la Saxe. Frédéricrenonça volontairement à sa conquête 2 .
Cependant une guerre terrible s’était allumée aubûcher de Jean Huss : Sigismond, en faisant brûler vifce fameux sectaire, lors du Concile de Constance 3 , aumépris d’un sauf-conduit solennel, ne prévoyait pasque cette barbarie coûterait deux cent mille hommesà l’Allemagne. Engagé dans la lutte comme prince del’Empire, Frédéric vit fondre sur la Marche un délugede maux.
L’âge ne lui enlevait rien de son énergie. Actif jus-qu’au dernier soupir, il consolida ses conquêtes per
1 Voyez a la fin du volume (C).
2 Frédéric II, Mémoires four servir à l’histoire de la Maison deBrandebourg. — Cernitius, Vies des Électeurs de Brandebourg.
3 Ouvert le 5 novembre 1414, fermé en 1418,