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Tome I.
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INTRODUCTION.

des traités, et étendit ses possessions par des achats.Après avoir encore concouru à l’élection de deux empe-reurs, Albert II et Frédéric III, et partagé ses États entreses quatre fils, dont le second et le troisième portèrentsuccessivement la couronne électorale, Frédéric mourutà Cadoltzbourg, le 21 septembre 1440. Il faut compterce prince parmi les plus habiles fondateurs de la puis-sance prussienne.

Son fils Frédéric II, surnommé Dent de fer, à causede sa force prodigieuse, le remplaça.

Ce prince donna un double exemple de magnanimitéen refusant deux royaumes : la Bohême, que le Papelui offrait pour l’enlever à Podiebrad, et la Pologne, oùles grands l’appelaient, mais qu’il déclara ne pouvoiraccepter qu’au refus de Casimir, frère du dernier roiLadislas. Touchés de cette générosité, les peuples de laLusace se donnèrent volontairement à lui. Mais Podie-brad, au lieu de voir, avec plaisir, cette contrée passerentre les mains d’un prince qui n’avait pas voulu le dé-pouiller de la couronne, porta la guerre dans le Bran-debourg; son ingratitude y trouva un juste châtiment.Repoussé par l’Électeur, il fut contraint de lui céder, parle traité de Guben, en 1462, Cotbus, Peitz, Sommerfeld,Bobersberg, Storkau et Bessekau.

Plus tard, Frédéric racheta, de l’Ordre Teutoniqueauquel elle était engagée, la Nouvelle-Marche. Othon III,dernier duc de Stettin, étant mort, la guerre éclataentre l’Électeur et le duc de Wolgast 1 . Un accord y mit

1 Voici pourquoi : Louis de Bavière, électeur de Brandebourg, avait