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Tome I.
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INTRODUCTION.

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fin la même année; le duc de Wolgast restait, il estvrai, en possession du duché de Stettin, mais en de-venant feudataire de l’Électeur, auquel la Poméranieprêta hommage éventuel. Cinq ans plus tard, Frédéricréunit, comme fief vacant, le comté de Wernigerode àla Marche, et prit les titres de duc de Poméranie, deMecklembourg, de Vandalie, de Schwérin, de Rostock,pays sur lesquels il avait droit de réversion.

Après avoir ainsi étendu et consolidé ses domaines,en 14(59, ce prince, accablé d’infirmités, abdiqua enfaveur de son frère Albert. Ne se réservant de toutesses richesses qu’une modique pension de 6,000 florins,il attendit la mort en sage, sans regretter une grandeurqui ne l’avait jamais ébloui. Frédéric cessa de vivrele 10 février 1471.

Albert, troisième fils de Frédéric I er , avait cinquante-sept ans, lorsque son frère lui céda le trône électoral.Ce prince brilla par sa valeur dans les combats, commepar son habileté dans les négociations : aussi fut-il sur-nommé Y Achille et V Ulysse de l’Allemagne.

Albert fit ses premières armes au service de l’Em-pereur, et se distingua, en 1458, dans la campagnecontre les Polonais. Ses plus belles actions datent del’époque où il n’était encore que burgrave de Nurem-berg. Louis le Contrefait, duc de Bavière, avait épouséune sœur d’Albert. Menacé d’exhérédation par sonpère, Louis le Barbu, il invoque le secours d’Albert :

fait, en 1338, avec les (lues de Poméranie, un traité portant que si leurligne venait à s’éteindre, la Poméranie retomberait à l’Électorat, Cetraité, l’Empereur l’avait confirmé.