INTRODUCTION.
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exigeait impérieusement que la Suède recouvrât toutesses possessions. Mais telle était l’énergie de Frédéric-Guillaume, qu’abandonné de ses alliés et menacé parla France, il voulait soutenir seul la guerre contre lescours de Versailles et de Stockholm.
Cependant, la perte du duché de Clèves, de la prin-cipauté de Minden, de ses autres États de Westphalic,que les Français lui enlevèrent promptement, et lacrainte de voir fondre à la fois sur lui les Polonais,les Saxons, les Bavarois, peut-être l’Empereur lui-même, changèrent sa résolution. 11 savait que sa gloireet le développement de sa puissance commençaient àfatiguer l’ombrageux despotisme de Léopold, qui n’eûtvoulu s’environner que d’humbles vassaux. Un con-seiller de l’Empereur, nommé Hocherus, avait même eula maladresse de dire « qu’on voyait à Vienne avecchagrin un nouveau roi des Vandales s’agrandir surles bords de la Baltique. »
Ébranlé par de si graves considérations, Frédéric-Guillaume consentit à traiter, et, enfin, la paix fut signéeà Saint-Germain en Laye, 1679, près d’un an après lapaix de Nimègue, entre la France, la Hollande, l’Em-pire et les autres puissances.
Renonçant à toutes ses conquêtes sur les Suédois,ce prince ne conservait que les péages des ports de laPoméranie ultérieure, avec les villes de Camin, Gartz,Greiffenberg, Wildenbruck. De plus, la France, pourl’indemniser des ravages que les troupes du marquis deCréqui avaient commis, lui paya huit cent mille écus.
Durant cette guerre, l’Électeur, il est vrai, n’accrut