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Tome I.
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INTRODUCTION.

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à perdre, couraient après la fortune, et se servaient duprétexte de la religion pour colorer leur légèreté et seprocurer un asile 1 . »

Depuis, combien d’infortunés, débris errants destempêtes politiques, n’ont-ils pas trouvé de Rében a c !

L’Électeur ne répondit rien, et sembla convaincu.Cependant, quelques jours après, le maréchal deSchomberg étant arrivé à Berlin avec d’autres officiers :« Hé bien! dit Guillaume à l’envoyé français, nierez-vous encore que les Protestants soient persécutés enFrance? et oserez-vous me dire qu’il n’y a que desgens sans aveu et des esprits inquiets qui s’en éloi-gnent? » L’interpellation devenait embarrassante. « S’ilen est ainsi chez vous, continua l’Électeur, mandez àvotre maître que je renonce à l’amitié d’un roi quiimmole la foi des traités à sa politique 2 .

Rébcnac, connaissant l’extrême vivacité de Guil-laume, lui répondit qu’il attendrait vingt-quatre heu-res pour exécuter ses ordres; le prince, bientôt calmé,remercia l’envoyé de sa prudence.

Malgré tous les avantages que leur offrait le Brande-bourg, un grand nombre de réfugiés se rendirent enHollande, en Angleterre. L’Électorat n’eut que lesmoins riches. Mais les moins riches étaient les plus in-dustrieux, et l’industrie change la face des États. Bien-tôt de florissantes manufactures révélèrent aux Brande-bourgeois des jouissancesjusqu’alors inconnues; le com-

1 Mémoires du baron de Pœllnitz, Ionie I.

2 Ibid.