DE FRÉDÉRIC II.
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nifestait déjà chez Frédéric-Guillaume ; aversion quene réussissait que trop à alimenter l’envoyé autri-chien, comte de Seckendorff, qui avait pour instructionspéciale de rompre le projet de double alliance entreles deux Maisons d’Angleterre et de Prusse^ Or, ladiscorde au sein de la famille royale, n’était-ce paslà un de ses plus sûrs moyens de succès?
Peu de temps après la visite du Tzar Pierre I er , àBerlin, avec sa singulière Catherine, et leur sauvagesuite, qui n’était pas encore une cour, un grand périlvint menacer la vie du jeune Frédéric.
N’étant que prince royal, Frédéric-Guillaume avait,pour favoris, le prince d’Anhalt-Dessau, et M. deGrumkow : l’un, vaillant capitaine, mais d’une volontéde fer, et d’une ambition effrénée ; l’autre, esprit supé-rieur, caractère souple, insinuant, mais sans principes,ni scrupules; régner, à tout prix, sur l’esprit du maî-tre, tel avait été leur but : ils l’atteignirent.
Vindicatif autant qu’orgueilleux, d’Anhalt ne. pou-vait pardonner à la princesse royale de l’avoir emportésur sa propre nièce, princesse de la Maison d’Orange;aussi, dès le mariage de Sophie-Dorothée avec Fré-déric-Guillaume, travailla-t-il, sans relâche, à désunirles nouveaux époux, en inspirant au prince une ja-lousie à laquelle il n’était que trop enclin, et quitroubla longtemps le repos de Sophie-Dorothée.
Cette première vengeance était quelque chose pourson ressentiment, mais rien pour son ambition.Bientôt le prince d’Anhalt et Grumkow, d’un com-mun accord, cherchèrent à obtenir du Boi le mariage
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