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HISTOIRE
infini et d’une probité reconnue, reçut l’ordre demettre le scellé chez elle. La Reine se servit du minis-tère de son chapelain, nommé Boshart, pour fairesavoir au maréchal l’inquiétude où elle se trouvoit, etpour le conjurer de lui remettre le testament du Roi.Le chapelain lui détailla le danger que courroit cetteprincesse si l’on trouvoit cette pièce, et il s’acquitta sibien de sa commission , qu’il l’engagea à satisfaire auxdésirs de la Reine ; ce qui dérangea fort les desseins deGrumkow. On ne trouva rien de suspect parmi lespapiers de madame de Blaspil, et l’on cessa de faire despoursuites ultérieures.
« J’ai appris toutes les particularités que je viensd’écrire de la Reine, ma mère ; elles ne sont connuesque de très-peu de personnes. La Reine avoit prisbeaucoup de soin de les cacher, et mon frère, depuisson avènement à la couronne, a fait brûler tous lesactes du procès.
« Madame de Blaspil fut élargie au bout d’un an,et sa prison fut commuée en un exil au pays de Clèves.Le Roi la revit quelques années après, lui fit beaucoupde politesse et lui pardonna le passé. Après la mortde ce prince, le roi, mon frère, pour faire plaisir à laReine, la plaça, comme gouvernante, auprès de mesdeux sœurs cadettes, et elle exerce cette charge encoreactuellement *. »
Tous ces faits, on ne les trouve que dans les Mémoires
1 Mémoires de Frédérique-Sophie-Wilhelmine de Prusse, margravede Bareiih, tome I.