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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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Tandis que le malheureux Katt était traîné dans uncachot, le Roi expédiait au général Mosel l’ordre de fairearrêter l’autre complice de Frédéric, le jeune Keith,d’abord page, depuis officier, en garnison à Wesel.Keith dut son salut au hasard. Un jour, qu’il se prome-nait sur la place, il vit venir un page, son ancien cama-rade, et lui demanda des nouvelles de la cour. Le pageraconta la triste aventure du prince royal, et le malheurde Katt, ajoutant que le Roi, qu’il précédait à Wesel,lui avait remis des ordres très-pressés pour le com-mandant. L’officier, sentant que cet ordre pouvait leconcerner, monta à cheval et prit la fuite. A peineétait-il parti qu’on se présenta pour l’arrêter. Keithavait dit en partant qu’il ne sortait que pour une pro-menade, en sorte qu’il gagna assez de temps sur ceuxqui le poursuivaient, pour leur échapper. Caché quel-que temps, en Hollande, à la Haye, chez lord Chester-field, ambassadeur d’Angleterre, il passa, plus tard, enAngleterre, et, de là, en Portugal, où il attendit l’avéne-ment de Frédéric IL

Vainement, Frédéric-Guillaume avait expédié entoute hâte le colonel Du Moulin pour le réclamer ; lordChesterfield refusa de livrer son hôte, et l’envoyé prus-sien n’eut d’autre succès que de voir Keith traverser laville dans le carrosse de l’ambassadeur anglais, pours’embarquer.

Furieux de cet échec à sa vengeance, Frédéric-Güil-

souvent de jolis badinages qui nous faisaient rire. Pour y répondre,j’avais nommé mon luth prince, lui disant que c’était son rival. »(Mémoires de la margrave de Bareith.)