DE FRÉDÉRIC 11.
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trouva constamment en lui une affectueuse sollicitude,et les égards les plus recherchés; seulement, il voulaitvivre seul.
Ayant reçu de Guillaume, à l’occasion de son ma-riage, le comté de Ruppin, le prince royal alla bientôts’établir à Rheinsberg, château ruiné dont il sut faireun séjour enchanteur. Mais la très modique pensionqu'il recevait de son père n’aurait pu suffire à de tellesdépenses; par l’intermédiaire de Seckendorff et del’Impératrice, tante de la princesse royale de Prusse,l’argent autrichien lui vint en aide.
<( Seckendorff’ m’envoie, de temps à autre, des fondsdont j’ai grand besoin, dit-il un jour à sa sœur, lamargrave de Bareith. J’ai déjà préparé les voies pourqu’il vous en procure aussi. Mes galions sont arrivéshier, et j’en partagerai la charge avec vous. »
« En effet, il m’apporta, le lendemain, ajoute lamargrave dans ses Mémoires, mille écus, m’assurantqu’il m’en feroit tenir davantage. Je fis beaucoup dedifficultés pour les accepter, ne voulant pas lui être àcharge. Il hocha la tête, et me répondit : « Prenez-les(( hardiment, car l’Impératrice me fait tenir autant« d’argent que j’en veux, et je vous assure que je<f déloge d’abord le démon de pauvreté de chez moi,« quand seulement je le vois s’en approcher! — L’Im-« pératrice, lui repartis-je, est donc meilleure exor-« ciste que les autres prêtres? — Oui, me dit-il, et je« vous promets qu’elle fera fuir votre diable aussi bien« que le mien *. »
1 Mémoires de l-mlérique-Sophie, ulc.