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Tome I.
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HISTOIRE

du royaume des eieux. » Mais le ministre n’était pasd’accommodement facile, et Frédéric-Guillaume eut àsubir un rude examen de conscience, chaque article,sur lequel il avait le plus de reproches à se faire, étantparticulièrement rappelé j ainsi ses violences envers safamille, son despotisme souvent brutal et capricieux envers ses sujets, l’iniquité des enrôlements forcés, lestraitements injustes dont avaient été victimes ceux quirefusaient de bâtir de nouvelles maisons dans Ber-lin, etc., etc., rien ne fut omis. Vainement le Roi défen-dait sa conduite. « Toutes les raisons que Votre Majestéallègue, continuait Roloff, peuvent en imposer auxhommes, mais elles sont insuffisantes devant Dieu. »

Comme tout cela n’était que trop vrai, et qu’un mo-narque, à son lit de mort, se désabuse et redevienthomme : « Vous ne me ménagez pas, répondit Guil-laume ; vous me parlez en bon chrétien et en honnêtehomme; je vous en sais gré, et reconnais que je suis ungrand pécheur. Allons, faites la prière, pour que j’endemande pardon à Dieu. » Ensuite il invita Roloff àrevenir, tous les soirs, pour le guider ainsi dans le che-min du salut.

Le 25 mai, le Roi, éprouvant du mieux, se fit trans-porter à Postdam; il espérait que le changement d’airet le retour de la belle saison consolideraient son réta-blissement 1 . Avant de quitter Berlin, Guillaume donnacent mille écus aux hôpitaux des pauvres; et, dès son

1 Prellnitz, Mémoires pour servir à l’histoire des quatre dernierssouverains de la Maison de Brandebourg , tome II.