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Tome I.
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1)F, FRÉDÉRIC II.

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forces. Le comte de Bathyani avait amené , d’Autricheen Bohême, vingt-cinq mille hommes ; il en remet lecommandement au maréchal de Traun : celui-ci enlèveplusieurs quartiers aux Prussiens. Quoique renforcéde vingt mille Hongrois, conduits par le comte de Palfi,le prudent Traun évite une bataille. Bientôt le princeCharles de Lorraine, arrivant d’Alsace, à la tête detrente mille hommes, est joint par vingt-quatre milleSaxons, aux ordres du duc de Saxe-Weissenfels; car,jetant le masque, Brulh venait d’embrasser la cause del’Autriche *. Frédéric, qui craint d’être écrasé par desforces aussi supérieures, ou battu en détail, a vaine-ment essayé d’engager une bataille décisive. Il se retireen Silésie, abandonne plusieurs garnisons, et laissedans Prague onze mille hommes environ, commandéspar le lieutenant-général Einsiedel, avec ordre de fairesauter les ouvrages du Wischerard et de Saint-Laurent,de faire crever les canons de la grosse artillerie, d’enbrûler les affûts, et de jeter dans l’eau les fusils dont lagarnison de la Beine avait été armée.

Croyant toujours que ce premier ordre serait révoqué,Einsiedel en suspendit l’exécution jusqu’au momentde son départ ; mais il n’était plus temps. Enfin, surle point d’évacuer la ville, il rassembla tout ce qu’ouput trouver de chevaux pour amener avec lui quarante-deux pièces de campagne autrichiennes, à la place du

1 « Le marteau d’or des Anglais avait ouvert les portes de fer desSaxons, que l’intérêt d’un moment aveuglait sur un intérêt plus du-rable. » (Frédéric, Histoire de mon temps , tome 11.)

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