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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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voyé de Berlin auprès des États-Généraux : « Votre m:>maître ne réussira dans ses négociations qu’en les ap-puyant d’actes énergiques. » Un tel conseil allait bienà cette puissante nature : aussi la campagne prête às’ouvrir sera-t-elle un enchaînement de victoires.

Les Autrichiens ont tenté une nouvelle irruption dansla Haute-Silésie. La trahison livre au général-major deBucco la forteresse de Kosel, et Wallis pénètre dans lecomté de Glatz. Le prince Charles et le duc de Saxe-Weissenfels, ayant rassemblé, près de Konigsgratz,l’armée alliée forte de quatre-vingt-douze mille hom-mes, se mettent en mouvement; le prince d’Es-terhazi, avec l’avant-garde, marche à Landshut, le27 mai; le prince Charles pénètre en Silésie jusqu’àBolkenhain.

Frédéric avait rassemblé cinquante mille hommesprès de Frankenstein ; le 29 mai, l’armée prussiennealla occuper le camp de Reichenbach, d’où elle n’avaitqu’une petite marche jusqu’à Schweidnitz. Le 1 er juin,elle passa cette forteresse ; les corps de Du Moulin etde Winterfeld firent son avant-garde, et occupèrentla hauteur de Strigau, en deçà de la rivière de Stri-gauer-Wasser. M. de Nassau, avec son corps, garnit leNonen-Busch, et l’armée campa entre Jauernick etSchweidnitz, de sorte qu’un terrain de deux milles, quisépare Strigau de Schweidnitz, se trouvait occupé

heureuse eu Bavière, que les François n’auraient k cœur que leurcampagne de Flandre, et que leurs alliés feraient sagement de penserk eux-mêmes. » (Frédéric, Histoire de mon temps, tome II.)

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