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Tome I.
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HISTOIRE

1745 par une ligne presque continue de troupes prussiennes.Cette position permettait au Roi d’engager une batailleavec d’immenses avantages.

Le général Wallis, commandant l’avant-garde enne-mie, et Nadasti parurent les premiers sur les hauteursde Fribourg. Le prince Charles de Lorraine, qui avaitpénétré en Silésie par Landshut, et, de là, poursuivisa marche sur Reichenau, se transporta à Hohen r Hen-nersdorff. De ce camp, il pouvait descendre dans laplaine par quatre chemins, Fribourg, Hohen-Fried-berg, Schwinahaus, Kauder.

Pour bien examiner la nature des lieux où il pourraitdisposer son armée, Frédéric alla reconnaître ces envi-rons en personne ; trois jours furent employés à prépa-rer les chemins ; il fallait que rien n’arrètât les troupes,et qu’elles pussent tomber sur l’ennemi, dès qu’il pa-raîtrait dans la plaine. C’était ôter au hasard tout ceque la prudence lui pouvait dérober.

Le 2 juin, les généraux autrichiens et saxons tinrentun conseil de guerre sur une hauteur, près de Hohen-Friedberg. Bien que, de ce lieu, la vue plongeât sur toutela plaine, ils n’aperçurent qüe de petits corps de l’ar-mée prussienne ; le gros était couvert par le Nonnen-Busch et par des ravins, derrière lesquels on s’était placéexprès pour dissimuler à l’ennemi les forces prussien-nes, et le bien confirmer dans l’opinion que le pays oùil entrait ne lui opposerait aucune résistance.

Le prince Charles résolut de prendre position, le len-demain, près du village de Langenœls. Wenzel-Walliseut ordre de s’emparer en même temps du magasin de