Band 
Tome I.
Seite
334
JPEG-Download
 

534

HISTOIRE

n45 dations avec la Grande-Bretagne, envoyait à Hanovrele jeune comte de Podevvils auprès de Georges, que leministre anglais Harrington avait accompagné dans sonélectorat. Plus ses relations avec la France se refroi-dissaiept, plus le Bqi sent’ait le besoin d’un allié puis-sant, capable au bespin de faciliter la paix avec la reinede Hongrie.

Il reprochait au ministère français d’avoir constam-ment violé le traité de Versailles, et de lui refuser touteassistance, ajoutant que la retraite du prince de Contilivrait le trope impérial au premier occupant, et que lesFrançais avaient ainsi rompu tous les liens qui les unis-saient aux princes d’Allemagne. A ces griefs venait sejoindre une impérieuse considération, l’épuisementtotal des finances.

Déterminé par de si graves motifs, et sans se préva-loir dp son récent triomphe, Frédéric fit au cabinet deVienne, par l’entremise du roi d’Angleterre, les mêmespropositions de paix qu’auparavant. Georges II, quisentait la nécessité d’arracher le roi de Prusse à l’al-liance française, les appuya des plus énergiques repré-sentations. Mais, malgré le désastre de Hohen-Friedberg,Marie-Thérèse ne renonçait point à l’espoir de recou-vrer sa chère Silésie. La trouvant inflexible, Georgessigna, à Hanovre, avec le roi de Prusse une conventionsecrète, basée sur la paix de Breslau. Il s’engageait à lafaire garantir, lors de la paix générale, par toutes lespuissances de l’Europe. De son côté, le roi de Prussepromettait de reconnaître empereur le grand-duc deToscane.