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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II.

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A cette nouvelle, Marie-Thérèse ressentit un violent msdépit ; mais, peu de jours après, elle goûta la doublesatisfaction de faire asseoir près d’elle, sur le trôneimpérial, un époux chéri, et de porter enfin cette cou-ronne qui, depuis trois siècles, n’était pas sortie de safamille. L’élection du nouveau chef de l’Empire, sousle nom de François I er , eut lieu à Francfort, le 13 sep-tembre.

Bien qu’il eût protesté, ainsi que l’électeur palatin,contre la Diète impériale de Francfort, Frédéric crutdevoir garderie silence après l’élection de François,par deux raisons : d’abord, annuler ce qu’on venait defaire n’était pas possible ; et, de plus, en ne reconnais-sant l’Empereur qu’à la paix générale, il s’en ferait unmérite bien grand alors, et dont on ne lui eût tenuaucun compte dans le moment.

Impératrice, Marie-Thérèse fut plus loin que jamaisd’accéder à la convention de Hanovre. Le roi de Polognes’y refusait également ; ce prince, qui voyait une com-munication commode de la Saxe en Pologne par laSilésie, tournait des regards d’envie vers le duché deGlogau; or, la guerre seule pouvait lui donner cetteproie. Néanmoins, comme le roi d’Angleterre répétaitsans cesse à Frédéric qu’il parviendrait à changer lesdispositions du monarque polonais, l’expédition de Saxefut suspendue. Quant à l’Impératrice-Reine, Frédéricrésolut de la forcer une seconde fois à la paix par destriomphes.

Cependant, le manque de vivres et la saison avancéele contraignent de se rapprocher de la Silésie; d’un