DE FRÉDÉRIC 11.
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divisé son armée entrois corps. Frédéric, lui supposant msl’intention de les étendre plus tard, dès que la saison ' 'des opérations militaires le permettrait, disposa toutde manière à rassembler, au besoin, ses forces en unmoment, et, le 28 octobre, il arriva à Berlin.
En Italie, la campagne avait bien commencé pourles armées combinées de France, d’Espagne et de Na-ples : au Midi, le général espagnol, comte de Gages,remporta plusieurs avantages; au Nord, le maréchalde Maillebois et l’infant don Philippe, après avoir pé-nétré dans les États du roi de Sardaigne, par Gênesqui se déclara en leur faveur, opérèrent leur jonctionavec de Gages, commandant l’armée hispano-napo-litaine, et livrèrent bataille, près de Rossignago, auxAutrichiens et aux Sardes, commandés par le comtede Schulembourg et le roi Charles-Emmanuel en per-sonne. Vainqueurs, les Français et les Espagnols eurentbientôt soumis Casai, Asti, Lodi, Milan. A la fin de lacampagne, grâce à l’habile de Gages, les Espagnolsoccupaient la plus grande partie de la Lombardie et duPiémont.
En Flandre, les alliés de Frédéric n’avaient pas étémoins heureux qu’en Italie, et Louis XV était rentré àParis couvert des lauriers que le maréchal de Saxe ve-nait de lui moissonner.
Vers l’ouest de l’Allemagne, les armées françaisesn’eurent ni le même bonheur ni la même gloire.
Deux mois avant le retour du Roi à Berlin, le26 août, le cabinet prussien avait conclu avec l’An-gleterre la convention de Hanovre.