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Tome I.
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DE FliÉDÉIUC If.

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sien un attachement sincère. Un jour que Wolfenstirna ifaisait, au jeu de la cour, la partie du comte de Brulh,ce premier ministre, dépositaire des secrets de sonmaître, manqua de discrétion ; Wolfenstirna découvrit,sans peine, le plan des cours de Vienne et de Dresde.Aussitôt il en avertit Rudenschild, qui s’empressa detout révéler au Roi; c’était le 8 novembre, jour où l’onsuspendait dans les églises, au milieu des pompes reli-gieuses et des acclamations de la multitude, les trophéesde Friedberg et de Soor. Marie-Thérèse espérait frapperainsi un coup décisif. Voilà pourquoi les cours de Vienneet de Dresde refusaient si obstinément toute adhésionaux intentions pacifiques du roi d’Angleterre. Quantaux moyens d’exécution, trois armées devaient s’avan-cer, l’une par la Lusace, dans la Marche de Brande-bourg, sous les ordres du prince Charles de Lorraine;l’autre, sur la Silésie; la dernière, réunie aux Saxons,sur Berlin. Déjà le lieutenant-général comte de Grunamenait, des bords du Rhin en Saxe, dix mille Autri-chiens 1 .

Dans ces conjonctures, on reçut l’offre d’une média-tion singulière. Le Grand-Visir écrivit à toutes les courschrétiennes qui étaient en guerre, les exhortant, au nomde l’humanité, à déposer les armes, leur proposantmême l’intervention de son maître, Mahomet V, « letrésor de Dieu, et le modèle de la majesté d’Alexandrele Grand. » Cette louable démarche n’obtint d’autre ré-sultat que la remarque de l’abbé de Ville, ministre

1 Millier, Tableau des ÿwerres de Frédéric le Grand