DE FRÉDÉRIC II.
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ratifs de défense, même les mieux combinés, sont tou- msjours effrayants pour ces grandes masses d’individuspresque tous étrangers au métier des armes, et qui,n’ayant jamais vu de près le danger, l’aggravent par lapeur. A plus forte raison, dans les circonstances ac-tuelles, cette fâcheuse influence était-elle puissante;car on savait que le général de Haake, dans l’impos-sibilité de défendre, avec sa garnison de cinq millehommes, une telle circonférence, n’attendrait pointl’ennemi, mais marcherait au-devant de lui, et tente-rait les chances d’un combat*.
En faisant tout pour la victoire, il fallait aussi pré-voir la défaite; Frédéric ordonna les dispositions éven-tuellement nécessaires pour la translation de la familleroyale, des archives et des conseils suprêmes à Stettin.
En même temps, il rappelait à Louis XV la teneur destraités, pressant l’envoi de secours plus indispensablesque jamais.
Déterminé à agir offensivement, le Roi partit pour laSilésie, le 10 novembre; Berlin était dans la consterna-tion,.ses ennemis dans la joie, toute l’Europe attentiveaux résultats de cette campagne d’hiver.
Forte de trente mille vieux soldats d’élite, l’arméedu prince Léopold cantonnait le long du Bober, entreBuntzlauetLoëwemberg; sentant tout le prix du temps,Frédéric se met, le 22, en mouvement; le 23, il est àNaumbourg sur la Queiss.
Passer la Queiss, pénétrer en Saxe, tromper le prince
1 Frédéric, Histoire de mon temps, tome 11.