DE FRÉDÉRIC II.
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Frédéric connut parfaitement toute cette partie de ivjs-l’administration qui se rapporte à la comptabilité pu-blique : il y établit un ordre admirable. Monté sur letrône, le 51 mai, dès lors l’année du gouvernementdata de ce jour. Tous les ans, à la même époque, lesministres venaient, à Postdam, remettre au Roi troisétats doubles concernant leurs départements respec-tifs. Le premier de ces états contenait un compte exactde l’année récemment expirée; sur le second étaientportées toutes les dépenses ordinaires pour la nouvelleannée; le troisième offrait un aperçu raisonné des dé-penses extraordinaires que l’utilité publique pourraitexiger. Avant de se livrer au sommeil, le Roi exa-minait ces différentes pièces, signant celles qu’il ap-prouvait; le lendemain, à son lever, il les remettaitaux ministres avec ses observations; à midi, les mi-nistres étaient de retour à Berlin, et les ordres par-taient aussitôt pour toutes les provinces.
Le 1 er juin, toutes les caisses prussiennes prenaientde nouveaux registres; une nouvelle comptabilité com-mençait, simple comme les précédentes. Chaque mois,les receveurs des tailles et ceux des impôts indirects(les petits comptables, plus souvent encore) versaientleurs fonds dans les caisses supérieures ou provincia-les, lesquelles tenaient un état exact et circonstanciéde la quotité, comme de l’échéance des payements àfaire, ainsi que du nom et de la qualité des personnesqui en donneraient quittance. Conformes aux borde-reaux, ces quittances représentaient de l’argent comp-tant.Tout était calculé de telle manière, que le moindre