DE FRÉDÉRIC II.
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la garde plus d’un jour sur trois, le soldat trouvait du nu>-travail dans les fabriques royales. Une fois réformé, 1,58c’était autre chose. Tous, en effet, ne pouvaient êtreadmis dans les hôtels ouverts aux invalides ; et, bienque les places de commis aux barrières, ou autres decette nature, leur fussent presque exclusivement ré-servées, le nombre des aspirants, surtout après la guerrede Sept-Ans, excédait de beaucoup celui des emplois ;aussi une multitude de malheureux se voyaient-ils ré-duits à mendier leur pain, triste spectacle, qu’à toutprix le gouvernement eût dû épargner aux regards dupublic.
C’est ici le lieu de remarquer que la France, relati-vement à son importance politique, est un des paysd’Europe où le service militaire est le plus mal rétribué :ingrate parcimonie, qui semble jeter, à regret, uneaumône aux défenseurs de la patrie ! L’honneur, dit-
on, les dédommage. Comme si l’honneur voulait
que l’homme dont là vie n’est qu’un sacrifice de tousles jours, une perpétuelle abnégation de soi-même,ne fût pas même assuré d’avoir du pain au terme de sacarrière !
En Prusse, où l’excessif développement des forcesmilitaires faisait de l’économie une vertu de premierordre, un général avait son régiment, comme chaqueofficier supérieur sa compagnie ; et l’on opérait une ré- ■duction proportionnelle sur les appointements de leurgrade le plus élevé. Pour ces compagnies des officierssupérieurs, les plus jeunes capitaines, appelés capitainesen second, avec la simple paye de lieutenant., lescomman-