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Tome I.
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HISTOIRE

4 ;,- daient. Un lieutenant-général, dont le traitement était66 d’environ 7,000écus (2o,000 francs), en recevait 4,(XX)du Trésor Royal, et 5,000 de sa compagnie. Quant auxfeld-maréchaux, leur rang élevé ne permettant pas deleur donner un régiment, Frédéric n’en fit plus de nou-veaux ; il épargnait ainsi 12,000 écus de Prusse 1 .

Frédéric avait donné à Voltaire et à quelques per-sonnes étrangères à l’armée la croix de son ordre duMérite ; dans la suite, il ne l’accorda plus qu’à ses offi-ciers, voulant flatter leur amour-propre par une dis-tinction toute particulière.

De vieux commandants, dont l’expérience éclairaitle courage, furent placés à la tête des bataillons et esca-drons; le corps important des capitaines devint aussiun corps d’élite; le même soin présida au choix dessous-officiers. Quant aux généraux, l’usage, si funestelorsqu’il est absolu, de subordonner l’avancement àTordre du tableau, nuisit quelquefois au bien du ser-vice.

Avant et pendant la guerre de Sept-Ans, l’armée prus-sienne comptait quatre feld-maréchaux, grade répon-dant à celui de maréchal de France ; Frédéric, procédantpar extinction, n’en nomma plus : le cadre des offi-ciers-généraux fut aussi de beaucoup réduit. Ces éco-nomies lui permirent d’importantes améliorations.

En peu de temps, l’infanterie prussienne devint lamieux armée de l’Europe, comme la plus prompte àcharger, la plus habile au tir.

1 Thiéltuult, iles souvenirs de vingt ans de séjour à Berlin, etc.