DE FRÉDÉRIC II.
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Diverses innovations contribuèrent à ce résultat :l’introduction des baguettes cylindriques, ce qui épar-gna au soldat la peine de tourner la baguette pour bour-rer; l’adoption des lumières coniques; celle du cuir liéautour du canon, pour préserver la main d’un contactbrûlant et intolérable après un certain nombre de coups;enfin, l’enveloppe de cuir épais, tendu sur quelquescôtes de fer, en forme de boîte ouverte d’un côté : onrecouvrait de cet appareil la batterie, en laissant l’ou-verture du côté où la main se plaçait pour presser ladétente, et, malgré les plus fortes pluies, le feu pouvaitainsi continuer.
Tous les ans, Frédéric rassemblait ses troupes pourles grandes manoeuvres d’été et d’automne. L’infanteries’y exerçait aux différents déploiements, aux forma-tions, aux attaques de plaine, aux attaques de postes,aux défenses de villages et de retranchements, auxpassages de rivières, aux marches couvertes, à colonnesrenversées, aux retraites, etc., etc. sans parler ici deces exercices partiels et quotidiens qui consistaient àcharger par pelotons, par bataillons, de pied ferme, àfront droit et à front renversé, en avançant, en se re-tirant, à marcher de diverses manières, etc. Assidû-ment répétés, ces exercices produisaient des résultatsmerveilleux. Ainsi, des lignes de vingt bataillons, oc-cupant à peu près deux mille toises, avançaient, enbataille, l’espace de douze cents pas, et même plus, sansque leur ordre souffrît le moindre dérangement; et l’on
1745 -
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1 Histoire de la guerre de Sept-Ans , lome I.