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Tome I.
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IIISTOIRK

1746-

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voyait, on dix minutes, cette longue ligne exécuter linoconversion sur le centre pour se mettre en oblique surle premier front 1 . Dans ces grandes manœuvres an-nuelles, la cavalerie s’exerçait aux différentes attaquesserrées et à intervalles, aux reconnaissances, aux four-rages secs et verts, aux formations de toute espèce, àprendre des points de vue sur des alignements pres-crits 2 . Le Roi fit plus encore pour cette arme que pourl’infanterie; car tout y était à créer. Ayant senti, dansla guerre de 1740 à 1745, combien une lourde cava-lerie était embarrassante, il commença dès lors l’édu-cation de la sienne. Un homme du plus rare mérite,Seidlitz, seconda puissamment ses efforts.

Sous un rapport, bien essentiel, il est vrai, l’arme-ment de la cavalerie laissait à désirer. De tous les sa-bres, le moins approprié à sa destination était celuides cuirassiers et dragons ; car, pour frapper de taille,un sabre à deux tranchants ne convient pas : mieuxvaudrait le sabre droit à un seul tranchant. De plus,une grande plaque recouvrait la poignée, et, pour lasaisir, la main devait passer par un trou fort étroit,ce qui retardait son mouvement. Une simple branchede fer eût suffi.

« Ce n’est qu’en Prusse, écrivait Guibert 3 en 1787,que les cavaliers et leurs officiers ont cette assurance,cette hardiesse à manier leurs chevaux qui, en sem-

’ Mirabeau, Monarchie prussienne. ‘

2 Histoire de la guerre de Sept-Ans, tome 1.

3 Eloge du roi de Prusse.