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Tome I.
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DE FRÉDÉRIC II. 585

blant les confondre avec eux, rappelle l’idée des cen- 1745-

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taures de la fable; ce 11’est que là que le nombre desévolutions est sagement restreint à ce qu’011 fait, et àce qu’011 peut faire devant l’ennemi. Ainsi, se mettreen colonne, parcourir de grandes distances à différen-tes allures, se former en bataille, et aboutir au mou-vement de charge qu’elle recommence, et auquel ellese familiarise sans cesse, voilà à quoi toutes les ma-nœuvres de cette cavalerie se bornent; ce n’est que làqu’on voit des rassemblements de soixante ou quatre-vingts escadrons de cent trente ou cent quarante che-vaux effectifs, ayant des surnuméraires derrière eux,donner la représentation de ce qu’une aile de cavalerie,bien commandée, peut exécuter à la guerre; ce n’estque là qu’on voit huit ou dix mille chevaux famé descharges générales de plusieurs centaines de pas, s’ar-rêter en ordre après les avoir faites, et, quelquefois, lesrecommencer d’un second mouvement contre une nou-velle ligue ennemie, qui est supposée se présenter.

« Dans tous les camps, à ses revues, toutes les foisque Frédéric voit sa cavalerie, c’est à ces charges im-portantes qu’il met le plus d’attention et de prix. Il vase placer au-devant d’elles et sur leur flanc, en faisantfigurer par quelques cavaliers la pointe de l’aile enne-mie. Au signal, la lice s’ouvre, tout s’ébranle, le mou-vement s’accélère par degrés, la terre retentit au loin;bientôt, on 11e voit plus qu’un nuage de poussière, aumilieu duquel on entend comme l’approche d’un tor-rent; la ligne va toucher à l’ennemi, elle baisse lamain, s’élève sur ses étriers, et présente le fer avec de