DE FHÉOÉRlC H.
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sans y être attendu, et pendant un voyage militaire duRoi, Frédéric lui écrivit que, s’il désirait voir Sans-Souci, il y serait reçu comme lui-même, que le choixde sa société lui était entièrement abandonné, et que, sila Reine voulait suivre son frère à Sans-Souci, le Roien serait charmé, tout ayant été prévu pour les rece-voir.
Ferdinand s’empressa de montrer la lettre à sa sœur :
« Non, répondit celle-ci, avec une noble fierté, le Roine m’a jamais invitée à aller à Sans-Souci; je ne veuxpas profiter de son absence pour voir ce château sanslui. »
Cette princesse, dont l’éducation avait été fort soi-gnée, aimait l’étude; très-pieuse, elle préférait les ou-vrages de religion, sans négliger pourtant la littéra-ture; les bons écrivains allemands et français lui étaientfamiliers. A ses yeux, les deux vrais titres d’honneurd’un homme, c’était le mérite et la probité. Aussi ad-mettait-elle à sa table Lambert, Mérian, Formey etd’autres académiciens. La Reine a laissé des traduc-tions françaises de plusieurs ouvrages allemands. Voiciles plus remarquables : 1° Le Chrétien dans la solitude,par Cruchot, Berlin, 1776; 2° De la Destination del’homme, par Spalding, Berlin, 1776; 5° Considérationssur les œuvres de Dieu, parSturm, 5vol., La Haye, 1777;4° Manuel de la religion, par Hermes, 2 vol., Berlin, 1789 ;5° Hymnes de Gellert, ibid., 1790. On lui attribue unautre ouvrage intitulé : Réflexions sur l’état des affairespolitiques en 1778, adressées aux personnes craintives.
Bien que ses principes religieux différassent beau-