HISTOIHK
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53- la morale, la métaphysique, l’histoire, la géographie,Frédéric ne fait que glisser sur les mathématiques, laphysique et le droit.
Toussaint, auteur de divers' ouvrages et réfugié àBruxelles, avait rédigé dans cette ville, sous l’influencede l’Autriche, une gazette française, où, durant toutela guerre de Sept-Ans, le roi de Prusse ne fut désignéque sous le nom de Brigand du Nord. Oubliant l’injurepour ne se rappeler que le mérite, Frédéric confia à cemême Toussaint une, chaire de logique et de rhétorique.Quatre universités florissaient en même temps à Halle,à Francfort-sur-FOder, à Kœnigsberg, à Duisbourg.Que d’hommes illustres sortis de ces écoles !
Le roi de Prusse n’avait aucune confiance dans lamédecine 1 ; mais, renfermant son incrédulité dans leslimites d’une opinion individuelle, il chercha constam-ment à perfectionner dans ses États cette applicationdes sciences naturelles. Des chaires, où l’on professaitl’art de guérir, furent fondées à Berlin.
Sous les règnes précédents, divers enseignementsn’avaient eu lieu qu’en langue grecque : une heureuse
1 Un jour il envoya son propre médecin à Maupertuis, très-maladealors, avec ce billet : « Je vous envoie le sieur Cottenius, un des plusgrands charlatans de ce pays. 11 a'eu le bonheur quelquefois de réus-sir par hasard, et je souhaite qu’il ait le même sort avec vous. Il vousordonnera bien des remèdes. Pour moi, je ne vous défends que les li-queurs, mais je vous les défends entièrement. »
Sa question favorite a un médecin qu’il voyait pour la première foisétait celle-ci : « Combien de gens avez-vous envoyés dans l’autremonde ? — Pas tant que vous, Sire, lui répondit un jour le docteurBaylies, et avec moins de gloire. »