JUSTIFICATIVES.
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Quant au cérémonial prescrit pour le couronnement de l’Empereur,ce code bizarre porte l’empreinte du siècle : on y voit des souverains-domestiques gouverner à la fois des peuples et descendre aux fonctionsserviles d’échanson, d’écuyer-tranchant, etc.
On conserve à Francfort l’original de la Bulle d'or. C’est une espècede registre formé de plusieurs cahiers de parchemin, sans reliure nicouverture, traversé, par le milieu, d’un cordon d’or dont un sceaud’or rattache les deux bouts. Ce sceau est creux; d’un côté il porte laligure de Charles IV, avec l’exergue : Carolus IV. Rom. lmp. semperAugustus, llex Bohemiœ; de l’autre, une forme de porte de ville, avecces mots au milieu : Aurea Borna. Les caractères sont assez lisibles,mais peu corrects. La Bulle d’or, ainsi appelée à cause du sceau et ducordon d’or, est renfermée dans une boîte de bois carrée.
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(E) « Frédéric-Guillaume avait toutes les qualités qui font les grandshommes, et la Providence lui fournit toutes les occasions pour les dé-ployer. Il donna des marques de prudence dans un âge où la jeunessen’en donne que de ses égarements ; il n’abusa jamais de ses vertushéroïques, et n’employa sa valeur qu’à défendre ses États et secourirses alliés; il était prévoyant et sage, ce qui le rendait grand politique;il était laborieux et humain, ce qui le rendait bon prince ; insensibleaux séductions dangereuses de l’amour, il n’eut de faiblesse que poursa propre épouse ; s’il aimait le vin et la société, c’était cependant sanss’abandonner à une débauche outrée ; son tempérament vif et colère lerendait sujet aux emportements; mais, s’il n’était pas maître du pre-mier mouvement, il l’était toujours du second, et son cœur réparaitavec abondance les fautes qu’un sang trop facile à émouvoir lui faisaitcommettre. Son âme était le siège de la vertu ; la prospérité n’avait pul’enfler, ni les revers l’abattre. Magnanime, débonnaire, généreux,humain, il ne démentit jamais son caractère; il devint le restaurateuret le défenseur de sa patrie, le fondateur de la puissance de Brande-bourg, l’arbitre de ses égaux, l’honneur de la nation, et, pour le direen un mot, sa vie fait son éloge. » (Frédéric II, Mémoires pour servirà l’histoire de la Maison de Brandebourg.)
(F) Quand les électeurs de Brandebourg prirent le titre de rois dePrusse, et que toutes les puissances de l’Europe, hormis la Francependant quelque temps, et l’Espagne, leur reconnurent cette qualité,
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