DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
V
pour chaque État, les relevés statistiques des superficiesboisées et non boisées, afin que le lecteur puisse voir clesuite les rapports entre les superficies cultivées, boiséeset en landes»
Je me transporterai ensuite dans les deux Amériques,et de là dans les Antilles, pour aller dans les mers des In-des, en passant par les îles du cap Yert, les îles Canaries,les côtes occidentales de l’Afrique, le cap de Bonne-Espé-rance, l’ile Bourbon et Madagascar, et visitant les archi-pels des Indes, la Nouvelle-Hollande et les archipels de lamer Pacifique.
A la suite de ce tableau, je décrirai les déserts, lessteppes, les llanos, les savanes et les pampas, en indiquantleur influence climatérique ; puis les principales landes etterres inondées de la France, telles que la Sologne, la Brenne,la Bresse, la Dombes, la Camargue et les Landes, en y joi-gnant un parallèle entre la Campine belge, qu’on amélioreaujourd’hui, et la Sologne, afin de montrer ce que celtedernière peut devenir en cherchant à la régénérer par lesmômes moyens.
Les effets du déboisement ont été diversement envisa-gés , même par les savants les plus éminents, comme leprouvent les opinions contradictoires émises par MM. Aragoet Gay-Lussac, dans le sein de la commission nommée en1836 pour examiner s’il y avait lieu ou non de rapporterl’article 219 du Code forestier.
« Si l’on abattait un rideau de forêts sur la côte maritime« de la Normandie ou de la Bretagne, disait M. Arago,« ces deux contrées deviendraient accessibles aux vents