DE l’air atmosphérique. 5
bile physicien est parvenu. (Comptes rendus des séances de l’Acad.des sciences, t. XXXIV, p. 867.)
Dans plus de cent analyses faites en 1848 à Paris et dans les en-virons, la plus faible quantité d’oxygène qu’on y a trouvée
s’élève à. 20,913
La plus forte... 20,999
La moyenne est donc de.. 20,96
La limite des erreurs d’expérience ne dépassant pas 0 , 02 , il s’en-suit que la différence extrême, qui est de 0,086, quoique très-petite,doit être attribuée à des altérations locales et momentanées.
Les analyses de l’air recueilli à Montpellier, à Lyon, en Norman-die, à Berlin, à Madrid, en Suisse, ont donné des résultats comprisentre 20,903 et 2 1 , 000 , c’est-à-dire entre les mêmes limites de varia-tions que celles de l’air recueilli à Paris.
Les analyses d’air recueilli par les voyageurs dans des régions plusou moins lointaines présentent des variations plus considérables dansla composition de l’air que sur notre continent.
L’air recueilli dans la rade de Toulon, au milieu de la Méditerranée,et dans le port d’Alger, a donné à l’analyse des résultats compris entreles limites que nous venons d’indiquer, à l’exception de deux échantil-lons recueillis, l’un dans la rade de Toulon, l’autre dans le port d’Al-ger, qui ont donné une quantité notablement moindre d’oxygène.Dans la rade de Toulon on a obtenu successivement 20 ,85 et 20,87d’oxygène, et dans le port d’Alger 20,420 et 20 , 395 .
Une diminution semblable avait déjà été constatée par M. Lévydans la composition de l’air de la Nouvelle-Grenade.
L’analyse de l’air recueilli dans l’Atlantique, entre Liverpool et laVera-Cruz, a donné des résultats compris entre les limites reconnuespour l’air de Paris. Une prise d’air faite au village de Guallabamba (ré-publique de l’Équateur) adonné. 20,960 d’oxyg.
Une prise d’air faite ausommet du Pichincha, 20,949; 20,988Sur onze échantillons d’air recueillis dans les mers du Sud, deuxseulement ont donné des résultats s’éloignant très-sensiblement de lacomposition normale , savoir :
L’air recueilli dans le golfe du Bengale.. 20,46 et 20,45 d’oxyg.
L’air recueilli sur le Gange. 20,390 et 20,387
M. Chérin, qui a recueilli ces échantillons à bord de l’Oise , pen-dant les années 1848, 1849 et 1850, a remis une note à M. Régnaultqui peut servir à interpréter ces deux anomalies, en admettant tou-tefois que la grande décomposition de corps organisés à l’époque de
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